Cf. Pièce
première se croit appelée à décider des intérêts des puissances continentales, dont les forces trop épuisées leur défendent de se soustraire à son arbitrage quand elle agira de concert avec celles de Berlin et de Vienne. Elle paraît même être enclin à fournir à cette dernière les moyens de mettre une armée en campagne. Cette union, ne pouvant avoir que le but de consolider la tranquillité publique, n'est nullement faite pour donner ombrage aux Etats, qui ont un besoin urgent de fermer les plaies que les dernières révolutions leur ont ouvertes. Je voudrais pouvoir me flatter qu'un changement essentiel se soit opéré dans la façon de juger de l'Empereur Alexandre de sa propre situation et de celle des autres, mais rien ne me le prouve encore.
On continue à négocier avec le prince royal de Suède.
La Prusse s'est montrée irritée de ce que la Russie veut s'attribuer Thorn et Gracovie qui seront comme deux bastions que formera alors la frontière de Pologne. Mais pourvu qu'elle obtienne Dresde et Mayence, elle passera par tout ce que la Russie voudra.