ANNEXE XIX
(à la page 327, pièce 439)
BENZEL-STERNAU(Ghristiaa-Ernest,comte de) (1767-18 19).
Conseiller de régence à Erfurt (17J1), Conseiller d'Etat électoral (1803), conseiller intime (1804), passé au service de Bade (1806) en qualité de conseiller intime du département de la Police, Directeur du Ministère de l'intérieur (1808), Président du tribunal suprême à Mannheim (1810), Ministre d'Etat et des Finances du grand-duché de Francfort (1812), il se retira presque complètement de la vie politique à la fin de 1813 lors de la chute du grand-duché.
(à la page 431, pièce 616)
MAiLATH(Georges,comte) (1752-1827), depuis 1808Per5ona/i5 PrcBsentiœ Regise et depuis 1811 Obergespan du Comitat de Tolna.
ANNEXE XXI (à la page 453, pièce 650)
MAVROJENI (Jean).
Second fils du voïvode Démétrius, né à Paros, appelé tout jeune à Constantinople par son oncle Nicolas qu'il suivit à Bucarest, lorsque celui-ci fut nommé hospodar en 1787. Il ne joua aucun rôle pendant tout le règne et jusqu'à la fin tragique de ce prince, décapité en 1790. Il se réfugia alors à Vienne, où de 1792 à 1800 il servit de correspondant pour la négociation de ses traites à son frère Nicolas établi à Trieste, se lia avec Rhigas (1) et travailla avec
1. Rhigas, patriote et poète, né à Valestini en Thessalie en 1753, partit de Vienne en 1797 pour serendi'e auprès de Bonaparte. Arrêté à Trieste, ramené à Vienne, il fut remis en mai 1793 au gouverneur turc de Belgrade qui le fit décapiter.
lui à la fondation de VHétairie, association secrète qui se proposait de rendre la liberté aux populations grecques. Mavrojéni, envoyé par Rhigas en France pour essayer d'intéresser le gouvernement au plan qu'ils avaient conçu, échappa ainsi au sort de son ami. Combien de temps resta-t-il à Paris? Son biographe Blancard n'est pas arrivé à le découvrir. On sait seulement qu'il revint à Vienne, qu'il y reprit ses relations commerciales avec son frère de Trieste. Puis tout à coup, sans qu'on sache pourquoi, on le voit en août 1811 succéder à Vienne à Jean Argyropoulo en qualité de chargé d'affaires de la Légation de Turquie en Autriche, fonctions qu'il occupa jusqu'au mois de mars 1821. 11 se retira alors, sur le conseil de Metternich,à Presbourg où il resta jusqu'au commencement de 1832, époque à laquelle il fut de nouveau appelé à reprendre à Vienne ses anciennes fonctions qu'il conserva jusqu'à sa mort survenue le 31 mars 1841.
Cf. Th. Blancard, Les Mavrojéni, p. 527-585).
CHARLES CALLIMAKI IV, prince de Moldavie de 1812 à 1819.
Son règne (d'après A. Stourdza, U Europe GrierUale et le rôle historique des Maurocordato, p. 276) en Moldavie fut empreint d'une grande douceur. L'ambassadeur français Ruffîn loue la droiture et la modération de ce prince et le montre favorable à la Fi-ance. Il fut un des princes les plus remarquables des pays roumains et attacha son nom à une législation importante, de beaucoup supérieure à celle édictée par Karadja en Valachie. Il était de naissance roumaine et appartenait à une ancienne famille noble, originaire de Bukovine. Doué d'une belle intelligence, il avait un esprit cultivé. Sa prestance majestueuse et ses belles manières frappaient tout le monde et il sut s'imposer. I! se retira volontairement du pouvoir et eut pour successeurs Michel II Soutzo III.
JEAN KARADJA (Caragea) II.
(Voir page 448, pièce 638)
Jean Karadja II, fils de Nicolas, ancien dragoman de la Porte, prince de Valachie de 1812 à 1819, après la paix de Bucarest. II paraissait au début avoir du penchant pour la France, mais il ne tarda pas à tourner casaque et à devenir un ennemi acharné des
F'rançais. Jusqu'en 1814, à la restauration des Bourbons, il conserva une espèce de neutralité entre la France et la Russie, mais dès le retour de Louis XVIII en 1815, il démasqua ses batteries. En 1819 il se sauva à temps, se réfugia en Italie et eut pour successeur Alexandre Soutzo II.
(D'après A. Stourdza, op. cit.)
LES GODES CARAGEA (RARADJA) ET GALLIMAKI
Il était réservé à Jean Caragea et à Charles Gallimaki de doter les pays roumains d'une législation qui répondit jusqu'à un certain point aux véritables besoins de la population. Les codes de Garageaet de Gallimaki reproduisent l'un et l'autre le droit romain, mais pendant que le code Garagea est une compilation plus. originale, faite d'après les collections grecques, celui de Gallimaki n'est que la traduction plus ou moins fidèle du Gode civil autrichien, Ge qui avait déterminé ce dernier emprunt, c'est que le jurisconsulte chargé par Gallimaki de la rédaction de son Gode, Flechtenmacher, se trouvait être un Allemand, qui avait été appelé de Vienne par les boyards Laskaraki et Grégoire Stourdza comme instituteur de leurs enfants. Ges deux législations furent promulguées en langue grecque et la chrysobulle de publication du Gode Gallimaki dit expressément « qu'il avait été premièrement rédigé dans la langue néogrecque, usitée dans le pa,ys, puis traduit en roumain. » La traduction devait en être faite par le même Flechtenmacher qui, ayant séjoui'né pendant huit années en Moldavie (1811-1819), avait fini par connaître suffisamment le moldave. Mais on ne sait pourquoi il ne parvint pas à la terminer. Le Code de Gallimaki ne fut traduit en roumain qu'en 1833, lors de la nouvelle occupation russe des principautés. Le Gode de Garagea, au contraire, avait été traduit en roumain dès la première année de sa promulgation, en 1819.
(Alexandre A, -G. Stourdza, L'Europe Orientale et le rôle historique des Maurocordato^ 1660-1830, p. 267.)