‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 103 sur 816 · Vienne, 32 septembre 1814 ^F · texte numérisé non relu

Vienne, 32 septembre 1814 ^F

SIBER à HAGER

Lei crédits et les banquiers du roi de Danemark et de lord Castlercag^h.

Le grand maréchal de la Cour de Danemark (1) von Hauch est, pour le compte de son roi, accrédité par la maison Ryberg, de Copenhague, chez Arnstein et Eskeles pour une somme de 30.000 ducats et quelques milliers de florins (2) de plus. On ne sait rien d'une demande de crédit plus étendue faite par le roi qui aurait voulu doubler la somme, d'autant plus que la Banque d'Altona a ouvert à ce souverain un crédit illimité.

Lord Castlereagh n'est accrédité ni chez Arnstein, ni chez Geymuller. Il le serait, croit-on, chez Herz et C'% mais non pas, comme on Ta prétendu, pour un million de livres sterlings.

e© à HAGER

Les crédits du roi do Danemark. Emploi qu'il pourrait en faire.

Ce souverain (3) a fait remettre par son ministre à la maison

1. La suite du roi se composait du prince de Holstein-Beck son beaufrère, du minisire d'Etat baron Kosencranz, du grand maréchal de la Cour von Haucb, du général- major von Bûlow, aiâe de camp général, du premier écayer von der Masse, des aides de camp du roi von Gœssel et von Qualen, des dMmbellans von ScboUen et von Schuhmacher, adjudant à l'EUt-m^or général, du chirurgien D» Fenger, de l'assesseur de chancellerie Federscn, du secréUire de la chancellerie de guerre Christiani et dn secrétaire de légation ïîer^iCHrwûk det ttUfemeinen Wiener Kongreiset, 122-128).

2. Le ducat d'or avait selon les pays une valeur variant entre 12 fr. 20, celai de Hongrie, Il fr. 90, ceux de Saxe, Hollande, Francfort et Hambourg 11 fr. 70 celui de Suéde et 9 fr. 43, celui de Copenhague ; le florin d'Autriche (argent) valait 2 fr. 02.

». Frédéric VI, roi de Danemark, né le 28 janvier 1768, mort en 1 39. Son père Christian VII étant tombé en enfance, la reine douairière gouverna le

Arnstein et Eskeles une lettre de crédit pour 60.000 ducats en or et a fait demander si cette maison se prêterait à fournir à Sa Majesté le cas échéant d'autres sommes pendant son séjour ici, vu que, malgré la dite lettre et l'argent apporté par Sa Majesté, il se pourrait qu'EUe en eût besoin. Cette dernière circonstance, si le roi ne veut pas faire le fanfaron, prouverait qu'il pense dépenser beaucoup ici et comme il est logé, nourri, servi de tout, il faut donc qu'il pense à d'autres dépenses, ce qui mérite que Votre Excellence en soit informée. Peut-être médite-t-il de gagner quelque personne influente, et il se trompe fort si c'est notre ministre ou ceux auquels il se conGe (1).

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