Copi'Nha^'uc. 18 juin ISI I (F. I. ad 3»<S
KOSENCRANZ (!) à BERNSTORFF {i) [intercepta en fraoçaU).
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Je croisde mou devoir de rassurer Votre Excellence à l'égard de notre situation qui, toute critique quelle est, nous otTre encore la possibilité de sortir d'airairo.
J'ai lieu d'être convaincu que les cabinets de Vienne et de Londres ne demandent pas mieux que de nous voir sortir d'embarras delà meilleure manière possible pourvu qu'ils puissent eux-mêmes sortir des leurs.
Je puis dire ii Votre Excellence que le langa<;cde M. le Général de Steigcntesch (3) me donne la même conviction. Si je
1. Hoïencranz <bar<m>. ministre iI'Ktal et dni AITairc- f liiin^ùrcï du Itoi de IHaetoark. Cf. Annexe IX.
3. Bmiislorï iChri»:ia:i.cumUiici (tT49-lMâr aniba;?><i]L-iir du Udin'mark à Ihrlia «t i SlockIu>lni. miuiilri- dv* .Kitiirv- ctraiii.-Lri: • 0:1 ITî-T. dcnii>-iunoaireen ISIO. amba^saitcjr à l'aris en ISIl. i¥prOii.:itj.il dij Uiii.i-mark au Coagréi de Vie:iue. jn-^sé en l^Iti au acnicc du Hoi de IViiï-e qui le iiumma miniatre des AtlBire:) é'-raujércs et qu'il reprè--eiita ajï ilivei» Cun^-rès de la SainU Alliance ■ Aii-]a-Cha|><:lle, KarUbad. Tr.i|>tiaii. I.dfliadi el \tr„tie. Il prit »■ relrait« eu 1*31 et raourul i Berlin en ICSï.
S. SteierenLe^h lAu^udlc. baroa de) |l77i-t82Si. i^éniral autrichien envoyé va ISti en qualité d: commïmire eu Nurv^e- ministre d'Autrictie i Ciukuhague eu 1815. Cbar^ plus lard d'une nissiu:) i Sainl-I^tersbouri:. ij n'<>0capa que pendanl pju de lomps le poal« de minii^re d'Autriche â Turin. Stei- (milMcli avait acquis en outre une a**ez taraude notoriilé comme auteur dramatique.
juge les quelques propos de celui-ci, sa cour et celle de Londres inclineut à former un système auquel le Danemark appartiendrait. Ces deux puissances voudraient par conséquent relever la monarchie danoise le plus tôt possible. Je me serai fort trompé, ou la Russie regarde aussi la conservation de la monarchie comme essentielle à son système.
Je ne m'attends pas cependant à ce que de ces combinaisons d'intérêt il résultât pour le roi une extension de territoire, à quoi trop d'intérêts, et surtout celui de la Prusse, s'opposent. Mais, comme il nous importe par-dessus tout, à ce qu'il me semble, de reprendre notre considération parmi les puissances de l'Europe, avant que de nouvelles secousses viennent à faire éprouver à l'Europe de nouveaux désastres^ tous nos efforts devront tendre vers ce hut,,.
Vienne, 26 juin 1S14 10. Vienne, 25 juin 1814. (F. 1. 3365).
IlEGARDT (I) au MINISTÈRE (à Stobkholm) {inlercepta, en français).
Le projet de reconsliluliun du royaume de Pologne. Causes du mécontenlement de lu noblesse russe, au(f:menlé par la crainte de rabolition du servage. Causes du mécontcntcmenl qui se manifeste en Autriche et en Allemagne à l'égard d'Alexandre. La Saxe.
Il doit être décidé que la Pologne formera un royaume uni à l'Empire Russe^ projet dont les Russes semblaient être fort peu contents. Ils ne conçoivent pas pourquoi leur Empereur^ par ce simulacre d'un Royaume de Pologne, voudrait rappeler aux Polonais qu'ils avaient une patrie indépendante, et ils pensent que, le nom existant, la chose pourra venir avec le temps et à Toccasion. J'ai vu que les seigneurs russes appréhendent que TEmpereur ne nourrisse le dessein d'abolir la servitude de leurs paysans et d'établir une constitution plus libre en Russie. L'Empereur, malgré la reconnaissance que les Allemands lui doivent et lui portent encore, a cependant perdu dans leur opinion depuis la grande catastrophe en France.
1. Hcgardt, conseiller de Légation de Suède, était à ce moment chargé d'affaires et remplit ces fonctions jusqu'à l'arrivée de Lœwenhiclm.
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En Autriche au moins, on est assez mécontent de ce qu'il n'a pas voulu agir en dictateur à Paris, qu'il permet aux Français une constitution libérale, et en général qu'il n'ait pas exigé à la paix des conditions plus dures, surtout des contributions à payer à ses alliés. Au reste, on aperçoit déjà en Allemagne moins d'enthousiasme pour les Cosaques et des symptômes de la peur de l'influence des Russes, Leur conduite en Saxe (1), leur projet supposé d'en détrftner le souverain légitime et de démembrer le pays ont excité des murmures et des plaintes, parmi les Allemands et particulièrement les Saxons.
BARON BRAUN(Miaistre de Hesse-DarinsUdt)â non MINISTÈRE (intercepta en français) (Analyse),
Dépêche ayant trait d'abord aux affaires des Pays-Bas, puis à l'attitude qu'irserait désirable de voir l'Angleterre et l'Autriche prendre au Congrès, et ensuite à Marie-Louise.
« La duchesse de Parme va partir pour visiter un bain en Savoie. L'Empereur insiste pour que le prince reste ici. — On trouve ici à la duchesse trop de fierté, de l'humeur même. Elle ne pourra pas oublier le trftne de France. Elle a conservé de l'affection pour Napoléon et elle a passé en dernier lieu une heure sur un banc que l'Empereur Napoléon avait occupé en