Vienne, 28 septembre 1814 (F. 1. 3894 ad
GOEHAUSEN à HAGER.
La constitution future de l'Allemagne. L'opposition des ministres et des Etats Secondaires. Les groupes d'opposition. La note du comte de Westphalen.
On est encore loin de s'être mis d'accord sur les projets de constitution de l'Allemagne. Les grandes puissances, et sur-
1. Ne serait-ce pas plutôt le lieutenant-colonel von Thiele de la suite du roi.
2. Zerboni di Sposetti,néà Breslau en 1766, d'origine italienne, fit ses études chez les Jésuites et à l'université de Halle où il suivit les cours de droit. Au début de sa carrière, il fut connu pour ses principes libéraux et dénoncé à ce propos. Zerboni, qui avait été exilé par ordre de Frédéric-Guillaume II et enfermé à Glatz le 17 septembre 1796, ne fut remis en liberté que par Frédéric-Guillaume III. Conseiller intime actuel pendant le Congrès de Vienne,. 1 fut adjoint comme Président supérieur du grand duché de Posen au prince
Antoine Radzi^vill, nommé Statthalter par lettres patentes de Frédéric-Guillaume III en date du 3 mai 1816. (Cf. Lipinsea. Le grand duché de Posen de IfiiS h 1830 )
3. Kleist von Nollendorf (Emile-Frédéric, comte) (1763-1823) se distingua surtout à Kulm et devint après la campagne de 1815 gouverneur général de la partie prussienne de la Saxe.
4. Gneisenau (Auguste, Neidhard, comte de) (1760-1831) feld-maréchal prussien, le chef d'état-major de Blucher.
tout la Pruftse, oot proposé de dÎTiser TAllemagne eu ^x cercles h la tête de chacun desquels serait placé iin directeur de cercle, organisation qui ferait complètement disparaître les Maisons princières de moindre importance. Ces maisons- sont par suite nettement hostiles à xm pareil projet et ime douzaine da députés, presque toua au courant de l'ancienne organisation, &à réunissent fréquemment chez le conseiller intime de légation de Mecklembucg-Schwerin, le comte von Dietrich zui Ërbmannszahl.
Ils sont tous intimement convaincus que l'Allemagne ne peut exister,, ne peut être forte et puissante que sous un chef unique et puissant qui ne saurait être autre que l'Empereur d'Autriehe et qu^on doit, s'opposer à tout morcellement, dont la coDséquencc forcée serait à brève échéance 1'' absorption des petits Etats Secondaires et de» petites Maisons princières par les plus puissants et les plus gros. Parmi ces députés on remanjue le conseiller aulique Martens, de Hanovre, le syndic Gries,de Hambourg, le sénateur Schmidt,de Brème, Lepel, de la liesse électorale, Schmid von Phiseldeck, de Brunswick, Mutzenbecher d Oldenbourg, Von Plessen, de Mecklembourg- Schwerin, Fischler von Treuberg, de Saxe-Cobourg, von Schmitz, de Leiningen et le conseiller aulique Sartorius, de Saxe-Weimar.
Il parait qu'il va se former un autre groupe du même genre auquel appartiendront des députés d'Etats plus conséquents et (|ui eux aussi ne veulent se rallier qu'à la Maison Impériale. On désire même que le père du prince de Metternîch (1) prenne la présidence de ce nouveau groupe auquel son nom et cette attache donneraient un surcroît de prestige.
C'est encore dans ce sens que le comte de Westphalen en sa qualité d*ancien Bnrggraff de Fticdberg (2), a, au nom de quarante-cinq fomilles de vieille noblesse, remis un mémoire (3)dans lequel il demandait le rétablissement du Burggravial impérial du Rhin qu'on a fait disparaître pour le jeter dans les mains du grand-duc de Hesse.
1. Mettttrnich-WLnuebarir (Françoia-Jo6eph-8«orge9-Charles, prince de^ 0"46-lSl8), ptVo du chancelier d'Autriche. 3. Friedl>«rg in der Weltcrau.