Vienne, 2 octobre 1814 (F. 2. 4251 ad
Le Prince EUGÈNE à la Princesse AUGUSTA(l)(à Munich)
(Inlercepia).
Malgré le bon accueil qu'il a reçu, il lui expose les raisons pour lesquelles il se félicite de ne l'avoir pas amenée. Les promesses de l'empereur Alexandre. L'optimisme de Metternich.
Ma bonne et tendre Augusta,...
J'ai été bien reçu par tous les souverains. Chacun s'est informé très affectueusement de ta santé et de celle de nos enfants. Malgré cela je te dirai que je suis charmé que tu ne sois pas venue ici. Tu y serais au milieu d'une foule immense de princes et de princesses et toutes les politiques du monde, ainsi que je l'ai prévu, t'auraient pourtant mise dans un rang déplacé. Croirais-tu qu'il y a même des discussions entre qui
1 . Bien que cette lettre ait été publiée in extenso tant dans les Mémoirei dn prince Eugène, T. X, 304-505 que dans la ColUna di Storia e Memorie Contemporanee, Vol. IX, p. 209, nous avons cru devoir la reproduire afin de mieux montrer les services que la Manipulation rendit pendant le Congrès à la Polizei Hof Stelle et au gouvernement autrichien.
doit avoir le pas, entre la reine (de Bavière) et les grandes duchesses ? Aussi je doute qu'on t'aurait rendu ce qui t'appartient. J'en juge par moi, qui n'ai même pas Thonneur d'un factionnaire à ma porte. Du reste l'Empereur Alexandre m'a donné sa parole qu'il viendrait à Munich et qu'il verrait avec bien du plaisir la princesse Augusta et sa petite famille.
Il n'a pas encore été question de nos affaires. Ce ne sera que dans quelques jours qu'on commencera à s'occuper des plus importantes. Le prince de Metternich m'a pourtant déjà dit ces propres paroles : € Je vous assure que cela finira bien et vite. » Ainsi soit-il...