‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 249 sur 816 · Vienne, 6 octobre 1814 (F. 1. 4115 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 6 octobre 1814 (F. 1. 4115 ad

Notes et rapports à HAGER (Analyse)

Convalescence de Munster. Le duché de Varsovie et la Russie. Départ probable d'Alexandre pour la Hongrie le 25.

Rien d'intéressant à relever dans la surveillance de Stackelberg, Anstett, Czartoryski, Hardenberg, des ministres de Wurtemberg, de Lôwenhielm, du nonce^ de Campochiaro, Cariati, AJdini, du comte Salmour (3) et d'Arenberg..

Le comte de Munster en plein» convalescence recommence à recevoir du monde et à s'occuper des afikires.

t. Probablement le grand nraréchai du PU^is, tombé* à ce moment en disgrâce complète, et qui, inconsolable dte la perte de la farcnr dbnt il avait joui ne tarda pas à mourir à Dresde où iî s'était retiré.

2. Cf. Lettre du chevalier RosBi (Reg^gTenteUSeffrcteriadi Shit&lëdeMkisire, du sr décembre 1803 r « Le chevalier Vernègues» émigré ftrançns, attiaché depois de longues annéer au chevalier Lisakevitch (ministre de ROTSTe)et naturalisé russe depuis peu, a été arrêté à Hbme danshi nuit du 24 courant à l'instance, dit-on, du cardinal Fesch, pour avoir tenu des propos peu agréables au gouvernement français. • (Cf. Pbrrbro. IRttiii di Skvaià nelVEsiïiu, page 243- 249).

3. Quelques jours auparavant, la Poliwei' Hofwihilé- vrw^ pri« connaissance

On a répandu le bruit que le Congrès semblait disposé à attribuer le duché de Varsovie à la Russie.

On affirme de nouveau que l'Empereur Alexandre ira en Hongrie le 25 octobre.

Vienne, 6 octobre 1814 (F. 1. 4115 ad .3565).

GOHAUSEN à HAG£R ComiA. MARCÛ SAN FE&M0<1) m Comtft ANNQNI(2.)(àMiUa)

sous LE COUVERT DE M"» MarIA TbRBSA LoVATI

(inlercepta) (Analyse).

Les affaires du prince Eugène sont en bonne voie. Le projet de mariage de rarchiduc Charles avec la grande duchesse Catherine.

San Fermo donne de bonnes nouvelles sur les affaires du prince Eugène. On va lever tous les séquestres. On a offert au prince deux établissements qu'il a cru devoir refuser. On parle maintenant d'un autre (Nouvelle confirmée par une lettre d'aune ex-Dame de la Cour du Vice-Roi à la duchesse Litta).

San Fermo, parle aussi du projet de mariage de Tarchiduc Charles avec la grande duchesse d^Oldenburg^, « donna di spirito e molto remuante ».

d'une lettre que Salmour adressait à Stein et dont W CabiiMi Noie envoyait à Hager l'analyse suivante :

Vienne, 30 septembre 1814.

Comte de Salmour, chambellan saxon et ancien ministre près la Cour de France, au baron de Stein.

« Sa mission en France ayant cdssé par force majeure en 1792, il lui.dfimande d'intervenir pour lui et d'obtenir qu'on lui paye le traitement annuel de mille thalers qui lui avait été accordé alors et qu'on le classe au rang que lui donnent ses quarante et une années de servieei. »

1. Colonel italien, l'un des aides decamp du Vice-Roi pendant la campagne de 1813-1814.

2. Annoni (Alexandre, comte)^ 1770-1825^ un deA chambeUaaS' du Vice-Roi. 11 avait représenté les propriétaires du département de l'Olone à la Contnliti de Lyon.

Conversation avec D'Arnay.

D* Arnay m'a racontéy entre autres choses, qu'au moment de la retraite de l'armée d'Italie il avait conseillé au prince (Eugène) de se renfermer dans Venise et de tenir cette place jusqu'à la paix, vu qu'il n'aurait pas pu en être chassé et vu qu'il croyait inévitable l'occupation de la France par les alliés ; que le prince avait adopté son conseil et même l'avait chargé de lui amener à Venise la princesse, son épouse, et toute la famille, ainsi que ses effets les plus importants, mais que ses aides de camp lui ont fait changer d'avis ; qu'il avait donné ce conseil, appuyé aussi à la circonstance que les habitantsde Venise étaient plus soumis que les Lombards et avaient du respect pour le prince, tandis qu'il n'était pas du tout aimé à Milan, comme on a pu le voir par les événements arrivés dans la suite ; que Napoléon n'avait pas donné depuis longtemps des instructions au prince ; que lui, d'Arnay, le sollicitait de traiter avec les puissances alliées, mais que le prince n'a pas voulu s'y résoudre, faute d'instructions parce qu'il lui semblait manquer à ses devoirs et à son honneur s'il l'eût fait sans autorisation ; qu'à présent le prince était très occupé pour rendre des visites à tous ceux qui peuvent avoir de l'influence au Congrès ; qu'il tenait pour sûr d'obtenir un établissement, comme on le lui avait promis ; que cela aurait pu être en Italie ; qu'il croyait cependant très difficile d'avoir Venise, vu que l'Autriche avait fait tous ses efforts pour la garder, mais qu'il pourrait arriver qu'on accordât au prince les trois Légations.

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