‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 258 sur 816 · VJBnne, 8 «itobne 1814 (F. 1.4128 ad · texte numérisé non relu

VJBnne, 8 «itobne 1814 (F. 1.4128 ad

JUGER à l.'£MPEREUR

Extrait du rapport journalier. Alexandre et rarchiduc Palatin.

Alexandre a une réelle sympathie pour Tarchiduc Psdatin, (son beau-frère, veuf d'une de ses sœurs) et lui témoigne une préférence marquée. Le Palatin passe presque toutes ses soirées chez la Grande-Duchesse Catherine où l'Empereur vient souvent le rejoindre.

Rien d'intéressant à signaler dans la surveillance d'Anstett, Stackelberg, Czartorvskiy Cariati, Campochiaro, Hardenberg, Stein, Aldini et du prince Eugène.

Hager transmet en outre à l'Empereur la liste des visites reçues par Talleyrand.

SCilMlDT à HAGER

Objet de la vonue de Ceitta à Vienne. Les Bavarois, Sakburg -et l'Inn-VierliBl. Les caricatures du roi de Wurtemberg. Le roi de Bavière et le prince Eugène. Les doléances des députés des petits Etats et le profit qu'on peut em tirer. Stein et Zerboni di Sposetti.

Je viens de recevoir ie rapport suivant de l'agent H

J'ai^ m'écrit-il, la conviction absolue que le libraire Cotia, «de Stuttgart, le représentant des librairies allemandes, réclamera au cours des délibérations du Congrès, laLiéerié de la Presse. Cette proposition est liée à celle relative à la propriété littéraire et en -est en réalité la base. Si l'on admet Tinterdietion de la reproduction sans accorder du même coup ia liberté de la presse, c'^n est fait de la librairie parce qu'on mettra les éditeurs dans l'impossibilité de publier autre ^riiose quedes œuvres

LES PRËUMOiAIKES EX IXB .UOUBNEaBHTB DU CONGRÈS 339

absoltmient insî^DiBantes. Il n'y a rien de vrai dans le bmit répandu par quelques persoaaes qu'il n'« d'autre but que d'échapper ainsi à la faillite. C'est au contraire un homme qui mène sérieusement les affaires et qui se propose d'étendre le rayon d'actions et à accroître l'importance de sa maison.

Il a amené ici avec lui le professeur Dannecker, de Stuttgart, qui loge chez lui. C'est un sculpteur habile, jouissant d'une réputation bien méritée. Son voyage a un double but : voir Vienne et essayer de réaliser le projet qu'il a conçu d'^ever sur le champ de bataiUede Leipzig na monument commemoratif, projet dont il a déjà précédemment entretenu le prince de Mettcrnicb.

La Cour de Bavière se flatte d'avoir gain de cause pour Salzburg, mais est très peinée de devoir céder l'Inn-Viertel. Elle s'y résigne cependant parce qu'elle considère cette concession comme indispensable au maintien de la tranquillité générale.

On dit que le roi de Bavière aurait vu avec déplaisir la venue du prince Eugène à Vienne.

Dans l'entourage du roi, on .ne cesse de déblatérer contre ie roi de Wurtemberg qu'on désigne sous le nom du : Monstre Witrlembergeois. On rsconleque les Anglais ont fait sur loi une caricature dans laquelle il est représenté, levant les mains an ciel, considérant son énorme panse, s'efTor^ant en vain d'apercevoir son royaume dessiné sur un colossal bouton de sa culotte et s'écriant avec désespoir : « Que je suis malheureux, je ne peux même pas voir mes Etats. >

Le prince royal de Wurtomberg plaît beaucoup aux dames. Mais les dameseo Âutricdie n'mtt ni idées politiques, ni infioence politique. Elles ne sont icpe les dépositaires des opinions qu'elles entendent -émettre.

La plupart des représentants des petites cours et des députés des villes et des corporations se lamentent de la cherté de l'existence et ont déjà vidé leurs poches. Il serait cependant utile de trouver moyen de les retenir et de les garder ici. Ce faisant, ils ne tarderont pas d'être obligés de se créer des ressources, et alors on pourra sans peine et rien qu'avec quelques gracieusetés, leur délier la langue. Le plus dur sous ce rapport est et sera le baron de Steîn, et je ne vois pas d'autres moyens pour y arriver que de me servir de Zerboni, le pléni-

potentiaire prussien à Varsovie, qui connait toutes ses pensées et est au courant de ses plans et visées.

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