Vienne, 30 septembre 1814 (F. 2. 4014 ad
DALBERG à la DUCHESSE (2) {Intercepta),
Elle ne doil pas regretter de ne pas être à Vienne. Accueil qu'on lui a fait
et emploi de son temps.
J'ai reçu, ma chère amie, tes trois lettres jusqu'au 19 inclus. Je me trouve maintenant presque établi, mais je t'assure que tu n'as pas à reg^retter à ne pas être ici.
Massino (ou Messina) ? s*ennuie à ne pas savoir remplir sa journée. 11 n'y a aucune maison à Vienne qui accueille les étrangers et la cohue est si grande qu'elles ne le peuvent.
1 . Les pièces qui suivent constituent l'ensemble des prises faites à ce moment cliez Dalberg, tant en fait d* Intercepta que de Chiffons. Je n'ai pas cru devoir suivre ici l'ordre strictement chronologique, parce qu'il m'a semblé plus utile et plus intéressant de donner sans interruption toutes les lettres, tous les billets adressés aux mêmes personnes ou provenant des mêmes correspondants.
2. Dalberg avait épousé le 27 février 1808/ Marie-Pellegrina-Thérése-Catherinc de Brignole-Sale, fille du marquis de Brignole-Sale et d'Anne-Marie Gasparde-Vinccnti Fieri, comtesse de Brignole et de l'Empire. La duchesse de Dalberg était la sœur du marquis de Brignole, qui fut ambassadeur à Paris, et de la comtesse Marescaldi.
Antoine (1) s'occupe beaucoup de ses affaires et je ne sais pas encore s'il y réussira.
Ma vie se passe encore en visites, en audiences. Je ne vois guère mes parents (2), dont l'accueil n'a pas été...