‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 435 sur 816 · Vienne, 24 octobre 18U (F. 3. 4467 ad 35S · texte numérisé non relu

Vienne, 24 octobre 18U (F. 3. 4467 ad 35S

DALBERG à JAUCOURT (1) {l'nierctpla) (chiffon).

État des aiTaires. Russie et Pologne, Prusse et Saxe. Attitude de l'Autriche et de l'Angleterre. La réponse de Metternich à la Prusse, l'occupation provisoire de la Saxe et ses conséquences.

(Fragment de la minute de la dépêche n* 8 bis des Ambassadeurs du Roi au Département.)

ramassées chez Dalberg le 37 octobre, entre autres les pièces n** 568, 569, 570, 571, 572.

1. J'ai cru utile de reproduire et de publier ce chiffon^ ce fragment de la minute de la dépêche N* 8 bit des Ambassadeurs du Roi, parce que, comme on pourra s'en convaincre aisément, la rédaction définitive ne ressemble guère à ce premier projet de dépêche.

c( Nous ne pouvons pas, Monsieur le Comte, vous annoncer que les affaires générales aient pris une meilleure direction. Tout encore est intrigue, mystère et incohérence dans la marche et le système général.

L'Empereur de Russie insiste sur le Grand-Duché de Varsovie, sauf quelques parcelles qu*il consent à céder à la Prusse. 11 veut y régénérer la Pologne.

La Prusse persiste à s'indemniser de cette perte en s'appropriant la Saxe. L'Empereur de Russie dit qu'il y a consenti ; que c'est un arrangement personnellement pris par le roi de Prusse et qu'il n'y a rien à y changer.

L'Autriche, à laquelle la Prusse avait exprimé cette velléité, ne s'y oppose que faiblement. Elle cherche à louvoyer^ à s'aider par Tetret du temps, à se fortilier de l'impression que cet acte d'injustice provoque dans tous les esprits, à nous faire entendre qu'elle nous prendra comme second, lorsqu'elle sera trop pressée par ses adversaires.

L'Angleterre poursuit son système et cherche dans la Prusse, le Hanovre et la Hollande une barrière impénétrable contre les agressions futures de la France.

Le 1**^ novembre approche, et on ne sera d'accord sur rien. Aucune conférence n'a eu lieu (lacune dans le chiffon){{).

Le prince de Metternich a donné (2), à ce qu'on nous dit, une réponse écrite aux Ministres prussiens sur la demande que ceux-ci ont faite d'occuper la Saxe. Il ne nous en a pas parlé et ne nous a pas consultés.

Cette réponse est plutôt une discussion élevée sur la question même. Elle ne décide rien et ne consent à rien. Elle oppose cependant que la réunion de la Saxe à la Prusse ne peut se traiter qu'après que les limites des trois puissances de la Pologne seront réglées et lie ainsi une question à l'autre. Dans cet état de choses, Toccupation provisoire de la Saxe par les armées prussiennes va avoir lieu, et cette condescendance de la part de la Cour de Vienne est déjà un événement très fâcheux et qui laisse la Russie maîtresse de soutenir l'affaire du Grand- Duché de Varsovie comme elle le voudra... »

Tout le reste de la dépêche manque.

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