‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 452 sur 816 · Vienne, 36 octobre 1814 (P. 2. 4138 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 36 octobre 1814 (P. 2. 4138 ad

© © à HAGER (en français).

Talleyrand et Alexandre. Leur entretien sur la Saxe. Une appréciation du prince de Ligne et sa conversation avec le roi du Danemark.

Il m*est revenu de chez le prince de Ligne que Talleyrand s'est ménagé avec l'Empereur Alexandre un entretien (2) que

1. Vingt-quatre heures plus tôt, Hager (F. 3. 4137 ad 3565) avait fait donner à © © l'ordre de faire surveiller la « comtesse Callenberg, née Guicciardi, venant de Napies ». La comtesse Giuhetta Guicciardi était élève de Beethoven, qui lui avait voué une affection toute particulière et lui dédia la Deuxième Sona,te en ut diète mineur. Elle avait épousé le comte de Callenberg (178A- 1839), grand mélomane et compositeur déballais.

3. Audience du 38 octobre. Cf. Talleyrand au roi, n* 8. Dépêche du 35 oc tobre 1814 (Pallaiii Correspondance inédite, p. 75-78).

Nesselrode n'a pas tenu secret. Talleyrand, que l'on dit d'accord avec Mettcrnich sur tout ce qui a trait à la Saxe, a développé avec énergie Topinion que l'agrandissement de la Prusse, maîtresse de la Saxe, serait extrêmement nuisible et prouvé que l'influence de la Prusse en Allemagne serait dans ce cas plus grande que celle de TEmpereur d'Autriche, ce qui ne pourrait être regardé avec indifférence par la Bavière et le Wurtemberg.

Alexandre aurait répondu que le roi de Saxe a prouvé, par une conduite contraire au sentiment et à l'opinion de l'Allemagne, qu'il fut cause de bien des malheurs en soutenant Napoléon et que c'est là ce qu'on ne peut lui pardonner.

Le prince de Ligne a fait à ce sujet l'observation suivante : « Combien, dit-il, le discours de l'Empereur Alexandre donne-t-il de matière à réfléchir ? On se rappelle l'époque de l'entrevue si fameuse dErfurt, on se rappelle les discours tenus à Baden en 1809 par le Conseiller Ott et tant d autres Russes, qui voyaient déjà la seconde capitale de leur empire placée au cœur de TAllemagne. Ne prenons pas le change dans les manœuvres de ce qui nous environne et ne nous laissons pas entraîner par des politesses dont nous deviendrions les dupes. »

Le prince de Ligne a eu une conversation intéressante avec le roi de Danemark. Ce monarque fît l'ouverture au prince de sa sollicitude pour ses Etats. Il lui dit : « J'ai été invité à me rendre à l'Assemblée des personnages les plus justes, et je me. trouve encore au milieu d'un labyrinthe. Je n'entrevois ni mon sort futur, ni la justice rendue à mes sentiments, à ma conduite et aux cruels embarras dont je fus tourmenté. Je suis vraiment comme Toiseau sur la branche. >

©© à HAGER (en français) (analyse).

Talleyrand, ses instructions, la raison de sa désignation. Motifs de la venue de Dalberg et de Mme de Périgord. Les Médiatisés et les mécontents chez Talleyrand. Espoirs des ennemis de Talleyrand. Le parti français à Francfort.

Sur Talleyrand, les instructions qu*on lui a données et les raisons du choix dont il a été î objet. « Les émigrés et les

royalistes vont chez le Ministre de Louis XVIII ; les réyolationnaires et les bonapartistes chez M. de Talleyrand. »

Rapport sur ses relations avec Salmour, Solms et Castelalfer.

Talleyrand s'est fait adjoindre Dalberg à cause de sa parenté avec les Schœnborn et les Stadion, tout comme il a amené sa nièce, M"* de Périgord, parce qu'elle a ses sœurs établies à Vienne (les Courlande).

Rapport sur la Besnardière (1).

Les princes médiatisés se groupent autour de Talleyrand, ainsi que les mécontents, Bavière, Wurtemberg, Bade, qui sont en relations secrètes avec lui.

Les ennemis de Talleyrand espèrent qu'il échouera au Congrès et que son échec entraînera sa chute. Talleyrand n'a dans toute la mission française, à Vienne, qu'un véritable ami, Dalberg.

Le parti français est fortement représenté à Francfort au Comité exécutif.

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