Paris, 27 octobre 1814 (F. 3. 4064 ad
FAGEL à SPAEX {inlercepla) (en français).
Wellington et l'extension à donner aux Etats du Prince d'Orange. Attribution du Luxembourg à la Prusse. Liège et le duché de Nassau.
Je crois bien faire d'envoyer à Votre Excellence la copie de la lettre que j'expédie à la Haye.
€ Messieurs, m'étant rendu, suivant vos ordres, chez le duc de Wellington, voici à peu près le résultat de l'entretien qu'il m'a accordé.
€ Wellington écrira à lord Castlereagh (2) pour insister sur la nécessité de donner aux nouveaux Etats du prince d'Orange une frontière qui, ne raccourcissant pas la ligne de défense contre la France, n'en étende pas trop le front. Sous ce rapport, le Luxembourg ne conviendrait pas, puisque, comme le dit Wellington, les Etats du Prince deviendraient toute frort" tière. La forteresse de Luxembourg, devant être attribuée aune puissance militaire autre que la France, doit pour cette raison être donnée à la Prusse.
1. Cf. d'Angbbbro, 376-378. Mémoire raisonné sur le sort delà Saxe. Viennj, 2 novembre 1814.
2. Cf. Letters and Despatches of lord Castlereagh, t.X, 176-178. The Duke of Wellington to lord Castlereagh. Paris, October 27-1814.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 489
« Wellington désapprouve la cession de ce duché à la Bavière hostile à T Angle terre. Il trouve qu'il y a pour le prince d'Orange avantage à ce que le duché soit à la Prusse qui appuyérait ainsi la gauche des Etats de ce prince. »
Wellington ayant fait encore remarquer qu'on a omis de reparler du projet de Hardenberg, l'échange du pays de Liège contre le Nassau, Fagel lui a fait observer que cela venait de ce que le prince d'Orange, tenant par-dessus tout à ses Etats héréditaires, s'opposera de toutes ses forces à un pareil échange.
708. Paris, 21, rue de l'Université, SI octobre 1814 (F. S. 4064 ad 3565).
Anonyme à SPAEN (à Vienne) (analyse).
Même sujet que la pièce précédente. L'auteur de la lettre ne partage pas l'avis de Wellington sur Luxembourg^. Le pacte de famille et Murât.
L'auteur de cette lettre est curieux de connaître l'effet produit par la lettre de Wellington à lord Castlereagh (1). Il ne partage pas du reste les idées de Wellington sur la place et le duché de Luxembourg.
Il ajoute en Posl'Scriptum :
€ Quelques personnes prétendent que la Cour de France veut faire une union étroite entre les différentes branches des Bourbons. Si cela se fait, cela pourait devenir dangereux pour Murât. »