‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 565 sur 816 · Vienne, 9 novembre 1814 (P. 3. 4311 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 9 novembre 1814 (P. 3. 4311 ad

GOEHAUSEN à HAGER

L'inconduite des Russes logôs à la Burg. Les grossièretés et les brutalités

du Grand- Duc Constantin.

L'agent D... rend compte que les Russes logés à la Burg ne se contentent pas d'y être fort malpropres, mais s'y conduisent fort mal et y reçoivent constamment des GUes.

Les cours de Russie et d'Angleterre ont, paraît-il. offert à l'Empereur de l'indemniser de ses énormes dépenses, mais l'Empereur a décliné cette offre.

On est de plus en plus mécontent de l'attitude du Grandduc Constantin. Oa raconte que tout dernièrement, chez le comte Stackelberg, il aurait pris pour plastron un comte Esterhazy et se serait si fort moqué de lui à cause de la perruque que le comte persiste à porter, que celui-ci ne put s'empêcher de dire tout haut, qu'il était bien triste de devoir constater combien on avait négligé l'éducation du Grand-duc.

Tout dernièrement aussi, comme il se promenait à cheval, par un fort mauvais temps dans le parc de Schœnbrunn, il répondit par des jurons et des grossièretés aux observations des gardes et des jardiniers qui le priaient de ménager les allées.

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 499 724. Vienne, 9 novembre 1814 (P. S. 4312 ad 3605).

HEGARDT à ENGESTRCEM {Inlercepta){en français).

Difficultés croissantes des questions de Saxe et de Pologne. -La représentation des petits princes allemands au Congrès. Les fêtes et les bals. Le dej d'Alger et Napoléon.

Nous sommes toujours dans l'attente d'apprendre la décision de cette importante question de la Pologne et de la Saxe, qui forme le principal obstacle à Touverture du Congrès et qui semble devenir plus épineuse et plus difficile à résoudre, à mesure qu'elle est plus discutée et considérée sous plusieurs points de vue.

Le bureau de yérification a reçu im grand nombre de pleins pouvoirs dont la validité va être examinée Le duc de Campo Chiaro et le prince Cariati en ont présenté comme plénipotentiaires de Naples. Les petits princes et les dynasties de l'Allemagne, se cotisant par douzaine et vingtaine, ont aussi envoyé leurs fondés de pouvoirs au Congrès.

Il y a des gens qui se sont formé une idée du Congrès, comme s'il était un tribunal devant lequel toutes sortes de prétentions et de réclamations puissent être portées. En at« tendant le dénouement de tant de discussions très sérieuses, les fêtes et les divertissements se succèdent sans interruption tous les jours.

Le Consul d'Autriche à Civita Vecchia a annoncé, dit-on, que le Dey d'Alger ne reconnaît pas le pavillon de l'île d'Elbe et a même ordonné à ses corsaires de se saisir de la personne de Napoléon, s'il y avait moyen, et de l'amener à Alger.

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