Le 13 décembre
534 AUTOUR DU GOMGRÈS DE VIBNHB
russe, qu'ils voudraient avoir un prince autrichien pour roi,et notamment l'archiduc Ferdinand, frère de Tlmpératrice qui est un bon et brave soldat et qui s'est fait aimer de tout le monde quand il a été en Pologne (1).
La comtesse Waldstein a ajouté que, s'étant présentée à Alexandre comme sujette russe à cause de sa famille qui a presque toutes ses terres en Pologne russe, Alexandre lui a dit : € Vous n'êtes pas ma sujette. Les Polonais sont mes compatriotes. Nous ne sommes qu'une nation, nous avons la même langue, les mêmes usages, les mêmes intérêts. » Elle assure qu'il a tenu les mêmes propos à tous les Polonais qu'il a vus à Vienne et ailleurs depuis six mois.
Le vice-roi va invariablement tous les soirs chez Castlereagh qu'il cajole autant qu*il peut, et on m'a assuré qu'il est très bien reçu.
Alexandre perd tous les jours davantage dans l'esprit des Viennois. J'ose dire que si son entêtement ambitieux nous forçait à la guerre, elle serait pour nous et pour presque toute l'Allemagne une guerre nationale. Ses belles phrases n'attrappent plus personne, tout comme sa philanthropie qui n'est qu'une ambition sans borne et qui perd son masque à force de s'y enfoncer.