En
l'ouverture du congrès. — LA SAXE BT LA POLOGNE 535
Les Polonais n'ont pas Tair d'être fort enthousiasmés par le projet d'Alexandre de devenir roi de Pologne. Ils craignent rinfluence par trop démocratique de La Harpe et de Stein.
Bien des gens, qui étaient jusqtiHci les adversaires de Mettemich, approuvent la fermeté de caractère dont il a fait preuve avec l'Empereur de Russie. < Si Metternich disait Amen à tout ce que la Prusse et la Russie demandent, proposent, et prescrivent, le G)ngrès serait fini demain. Mais montrer les dents à la Russie et à la Prusse, leur résister et leur imposer des modifications, c'est là le fait d'un grand ministre. »
Le roi de Danemarck commence à paraître au thé dans les salons particuliers, par exemple chez la princesse Marie Esterhazy (1).
Depuis trois ou quatre jours le public est un peu plus rassuré et comprend qu'on ne pouvait pas précipiter les choses et brusquer les solutions. Dalberg m'a dit hier à l'oreille : « Nos aÏFaires marchent bien, quoique lentement. >