Copenhague, 1" norembre 1814 (F. 3. 4M2 ad 356S
Marquis de BONNAY (2) au Comte de la TOUR DU PIN (à Vienne) {Intercepta) (analyse).
La France et le Congrès . Ce qu'il aurait dû être et ce qu'il sera.
Lei souverains n'ont rien appris.
Après l'avoir félicité du rftle que la France va jouer et joue déjà au Congrès il lui dit : € Si l'expérience du passé, que dis-je, du présent n'était pas perdue pour les rois, comme pour le reste des hommes, on aurait pu croire que le Congrès allait poser les bases d'un ordre pubÛc solide et durable; on aurait pu s*attendre à en voir sortir une seconde paix de Westpha« lie. Je crains bien qu'il n'en résulte autre chose que la triste certitude que les troubles de l'Europe ne touchent pas à leur fin. Il a fallu près de vingt ans pour ouvrir les jeux des souverains par rapport à la France révolutionnaire. Combien en faudra-t-il pour les désabuser de la sottise et des malheurs de leurs ambitions rivales?