Copcnha^c, IS aoûl t8i4 (V. 1. ad 3Seï
ROSENGRANZ à BERNSTOBFF {intercepta en français).
PuBsibilité d'un rapprochement entre Londres el Berlin. Les négociations avec le prince royal de Suède. La Prusse mécontente dea projela russes sur U Pologne les approuvera ai on lui laisse Dresde et Mayence.
Vous aurez vu par ma dernière que les liens entre les Cours d'Angleterre et de Vienne se resserrent de plus en plus. La
première se croit appelée à décider des intérêts des puissances continentales, dont les forces trop épuisées leur défendent de se soustraire à son arbitrage quand elle agira de concert avec celles de Berlin et de Vienne. Elle parait même être enclin à fournir à cette dernière les moyens de mettre une armée en campagne. Cette imion, ne pouvant avoir que le but de consolider la tranquillité publique, n'est nullement faite pour donner ombrage aux Etats, qui ont un besoin urgent de fermer les plaies que les dernières révolutions leur ont ouvertes. Je voudrais pouvoir me flatter qu'un changement essentiel se soit opéré dans la façon de juger de l'Empereur Alexandre de sa propre situation et de celle des autres, mais rien ne me le prouve encore.
On continue à négocier avec le prince royal de Suède.
La Prusse s'est montrée irritée de ce que la Russie veut s'attribuer Thorn et Cracovie qui seront comme deux bastions que formera alors la frontière de Pologne. Mais pourvu qu'elle obtienne Dresde et Mayence^ elle passera par tout ce que la Russie voudra.
74» Udevalla, 16 août 1814 (F. 1. ad 3565).
ENGESTRCEM à HEGARDT {inlercepla) (Analyse).
Signature de la Convention et cessation des hostilités entre la Suède et le
Danemark.
Il lui donne avis de la signature de la convention avec le prince Christian qui a fait remise de ses pouvoirs. Les hostili* tés ont cessé. Au moment où tout était prêt pour donner Tassant à Frédéricksten, Tordre est arrivé de capituler.
La capitulation est honorable pour Tarmée et pour les deux royaumes.
Vienne» 28 août 1814.