Vienne, 22 novembre 1814 (F. 4. 4823 ad
Nota à HAGER (en français).
Ce qu'au dire de d'Arenberj Talleyrand pease de la gravité de la situation de l'Europe. Critiques que lui inspire la conduite des alliés.
Le prince Philippe d'Arenberg (1), qui fréquente beaucoup l'ambassade de France, a dit hier chez lui, à un ami, que Tal-
1. Philippe-Joseph, prince d'Arenber§f, né le 4 ostobre 1794, troisième frère du duc Prospcr-Louis.Le prince Philippe mourut quelques mois plus tard, le 7 mars 1815, à Vienne d'une chute de cheval.
Les Etats des ducs d'Arenber^ avaient été en partie réunis à la France par le traité de Lunéville, et ceux-ci avaient reçu en échange le comté de Meppen et le fort de Rechlinghausen. En 1803, le duc régnant, Louis Angelbert abdiqua en faveur do son fils Prosper«Loais, né en 1785. Celui-ci devint en 1806 sénateur de l'Empire Français, entra dans la Confédération du Rhin en 1807, leva en 1808 un régiment de chasseurs, avec lequel il fut envoyé en Espagne, y fut fait prisonnier et conduit en Angleterre. En 1810, Napoléon disposa de ses Etats qui furent, en partie annexés à la France, en partie réunis au grandduché de Berg. En 1815, les Etats du duc d'Arenberg furent attribués au Hanovre et à U Prusse et le duc devint membre de la Chambre Haute du Hanovre (Talleyrand, Mémoires H. Note 219).
578 AtTOn DC C05GKiS DE
Icjrand 8*était exprimé de la façon soÎTante sur les affaires de rÈurope.
« Les alliés ont voulu se débarrasser de Bonaparte. Ils ont déclaré que les choses seraient remises sur le pied de janTÎer \ 1792, et loin de tenir parole, ils menacent l'Europe d*an boaleversement pire encore queceluiquela FranceaTaità craindre sons Napoléon.
€ La France voit avec inquiétude qu'on lui prépare un voisin dont la force lui permettra peut-être un jour de dicter la loi aux Français. % Et il a conclu en disant que « les Pajs- Bas étaient en ce moment la pomme de discorde, et que, à ces pays n'appartenaient plus à l'Autriche, ils ne pouraieat être qu'à la France ».
854 Vienne, 33 norembre 1814(F. 4. 4823 ad3565*.
GCEHAUSEX à HAGER
On affirme que le général KoUer part décidément pour l'ik d'Elbe et qu'il a reçu la mission de décider Napoléon à consentir à Tannulation de son mariage.