‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 70 sur 816 · Vienne, 31 aoûl IBU (F. i. ad · texte numérisé non relu

Vienne, 31 aoûl IBU (F. i. ad

L'ARCHIDUC CHARLES à LA GRANDE-DUCHESSE CATHERINE (l) {intercepla eu français).

Je ne suis arrivé qu'hier, parce qu'en passant tout près de ta terre du comte Grûnne (2) je me suis arrêté chez lui.

Je me suis acquitté ce matin de toutes vos commissions.

L'Empereur, qui venait aussi d'arriver hier, vous fait mille compliments. Il ignore absolument le jour de l'arrivée de votre frère ainsi que la route qu'il prendra. Dès qu'il en sera instruit, je l'apprendrai et vous le ferai savoir. Ce que je lui ai dit de vous lui a fait plaisir. Il désire que la chose réussisse. Il m'a chargé de vous demander la liste des personnes qui vous accompagneront ici et vous sera obligé si en même temps

t. et. Oeiterrtich't Thtilnahme, etc., elc, page 473. Genlz ï Karadja, Vienne, 13 dtcembre i8i4. Conaidiralions sur le projet de mariage de l'archiduc Charlea avec la grande-duchesse Calherine et sur les causes de la puplure.

3. Grûnne (Philippe, Comle de {1761-1851) entré au service en I78ï, aidede camp de l'Empereur François en 1791, il devint, en I7S7, colonel et aide de camp de l'archiduc Charles qu'il ne quitta plus guère. Gin£ral-major en tBOO, chet d'un des bureaux du ministère de la Guerre en 1801, il travailla i la riorganisatiOD de l'armie autrichienne. Feld -maréchal lieutenant en ISOS.chcrdu hureau du gènéraliBBime en 1B09, il quitta le service actif après Wagram pour se conaacrer entièrement i l'archiduc Charlea qui l'honorait d'une amitié toute parUculièM et auprès duquel il resta jusqu'à la mort de ce prince (1841).

6i AUTOUR DU CONGRÈS DK VIBNNE

VOUS pouvez m'envoyer celle de ceux qui viendront avec votre sœur, la duchesse de Weimar. Mon vieux « Papa » (1) ne peut pas me donner assez de commissions pour vous. Il est si heureux de votre ressemblance avec feu ma tante (2).

J'ai entamé ma négociation pour être dispensé d'aller audevant du roi de Prusse. L'Empereur m'a dit qu'à moins qu*on n'en ait déjà fait une communication officielle à ce dernier, chose dont il s'informerait, il m'en dispenserait.

Razoumofiskj vient demain me voir. Il m'avait envoyé à Franzensbrunn (3) une lettre pour vous et pour la princesse Wolkonsky qui n'y seront arrivées qu'après mon départ.

Pendant tout mon voyage, je n'ai pas perdu de vue vos conseils. Je les ai bien médités. Ils me sont si chers puisqu'ils viennent de V9us,et je les trouve si justes et si vrais. J'emploierai les trois semaines de repos qui nous sont encore accordées à me les rendre propres de manière à ne plus les oublier et à les suivre même quand au milieu du plus grand bruit j'aurai moins le temps de réfléchir sur mes actions et sur mes paroles et que mon cher Mentor ne sera pas à même de me corriger et de me les rappeler.

J'attends le 22 (4) avec de l'impatience mêlée de joie et de sentiments qui m'étaient inconnus avant que je vous vis. L'idée que je pourrai vous rendre heureuse est au-dessus de tout et rien ne me coûtera pour obtenir ce but.

Je vous envoie cette lettre par estafette pour qu'elle vous parvienne encore à Dresde.

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