‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 700 sur 816 · à HAGER · texte numérisé non relu

à HAGER

L'état d'esprit d'Alexandre. On craint pour lui qu'il ne finisse

comme son père, par la folie.

€ On parle de plus en plus du singulier état d'esprit de l'Empereur Alexandre et on craint de plus en plus de le voir marcher sur les traces de son père. La première remarque a été faite à ce propos par Anstett dans une conversation avec le comte Broniewski (2) et à propos de Tinsurmontable entêtement de TEmpereur. »

On raconte aussi qu'après son fameux entretien avec Alexandre, Talleyrand aurait dit que la violence de l'Empereur lui avait fait croire qu*il se trouvait devant un second Napoléon.

Le ministre de Suède a fait les mêmes remarques.

Les observations, que les diplomates du Congrès ont été amenés à faire à Alexandre, ont permis de voir son vrai ca* ractère et de se convaincre de la grandeur et du danger de ses caprices et de ses fantaisies.

Hier vendredi, j'ai rendu visite à l'archevêque Ignace (3) qui au cours de la conversation m'a dit, lui aussi, qu*il avait été frappé du changement qui s'était opéré dans le caractère d'Alexandre.

1. Cf. d'AifOBBBRO, 16 novembre, 441-446 ; 34 novembre, p. 461. 3. Patriote polonais, grand propriétaire terrien en Galicie. 3. Archimandrite de Jaisy.

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 613 926. Vienne, 28 novembre 1814 (F. 4. 4890 ad 3565).

GOEHAUSEN à HAGER

L'article injurieux pour la Bavière et le Wurtemberg du Rheinischer Mercur et son auteur. La détente au sujet de la Saxe et de la Pologne. Date probable du départ des souverains et la continuation des négociations à Vienne.

Le Rheinischer Mercur a, dans son numéro 141, publié un article des plus offensants contre la Bavière et le Wurtemberg. On sait que le rédacteur de cette feuille est le professeur Gœrres, de Coblence, un des porte-parole de la Prusse et un des instruments dont' se sert le baron Stein. En dépit de tout ce que Ton sait sur le compte de cet homme, peu recommandable tant par ses mœurs que par son caractère politique^ il n'en est pas moins devenu, grâce à la protection de la Prusse, inspecteur des Ecoles. Il est donc hors de doute que cet article est dû à une plume prussienne.

D'après des nouvelles qui me viennent de bonne source, le bruit d'une détente, qui se serait produite depuis deux jours au sujet de la Saxe et de la Pologne, se confirme de plus en plus, et ce revirement serait la conséquence de la fermeté montrée par l'Empereur d'Autriche.

On croit que les Souverains quitteront Vienne vers la midécembre, mais que les négociations s'y poursuivront jusqu'à leur entier achèvement.

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