Vienne, 2 décembre 1814 (P. 5. 4597 ad
H... à HAGER (en français).
La Prusse et la Russie s'entendent et tiennent bon sur la Pologne et la Saxe^ surtout à cause du peu d*énergie de TAutricbe.
Rechberg et Wolkomky ont déclaré en ma présence que les puissances du Nord ne songent pas à risquer une guerre, mais qu'elles comptent sur la mollesse et la tiédeur de rAutriche. La Prusse, tout en ayant Tair de vouloir céder, pousse la Russie à la résistance et c'est le parti d'Humboldt, dont font partie tous les conseillers du cabinet d'Etat^ qui l'emporte sur Hardenberg, toujours très modéré et pacifique. Tout dépend donc de la Russie, qui ne cédera que devant une attitude résolue de l'Autriche.