Vienne, 3 décembre 1S14 (P. 5. 4939 ad 35d
©© à HAGER (en français).
La Prusse rejette sur Alexandre la responsabilité de sa politique. Les ministres des princes allemands et leurs inquiétudes au sujet de l'Autriche.
Les Prussiens, voyant que leur ambition et leurs appétits éloignent d'eux toute TAllemagne, prétendent maintenant que c'est Alexandre qui leur a donné Tordre formel de suivre cette marche politique et d'exiger la Saxe. Quand on leur prouve le contraire, ils font les bons apôtres et se plaignent de voir qu'on met en doute leurs bonnes intentions.
634 AUTOL'B DU C05GRÈS DE VIETO'E
Les Ministres des prinoei allemands (1) sont inquiets et surtout mécontents, parce qu'ils craignent de ne pas être 'soutenus par TAutriche. Ils sont presqu*unanimes à déclarer que, sans un chef à sa tète, la Ginfédération ne peut avoir une existence utile.
Eugène et Alexandre. Changement d'attitude de Marie-Louise depuis son arrivée. Son caractère. Le Congrès et le désaccord générai. Les Légations.
Le prince Eugène compte beaucoup sur Alexandre qui lui témoigne de plus en plus d'amitié.
D'après le dire d'Arnay, Marie-Louise, encore attachée à Napoléon lors de son arrivée ici, a complètement changé depuis lors. Elle est bonne, mais n'a ni caractère ni énergie. Elle est très insouciante, même en ce qui a trait à son avenir, et c'est seulement ces jours-ci qu'elle a écrit à Alexandre pour le prier de défendre ses intérêts.
Pour le Congrès, les Grandes Puissances sont loin d'être d'accord et les petits princes d'Allemagne protestent, de leur côté, contre les projets des grandes Puissances.
D'Arnay ne comprend pas que l'Autriche n'ait pas exigé l'établissement de la Régence de Marie-Louise en France, ce qui l'aurait placée à même de s'opposer aux prétentions des autres Puissances.
Fava et Squarzoni vont partir très inquiets du sort des Légations qu'ils craignent de ne pas voir revenir au Pape.