‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 729 sur 816 · Livour/ie, 38 novembre 1814 (F. 5. 4939 ad · texte numérisé non relu

Livour/ie, 38 novembre 1814 (F. 5. 4939 ad

GEBHARDT(3) à PIQUOT (à Vienne) (intercepta) (en français).

Conversation de Napoléon avec un. membre du Parlement. Marie-Louise, Joséphine, Marmont, la France et les Bourbons. Le divorce avec Marie- Louise.

Notre voisin, l'Insulaire, continue à attirer beaucoup de cu-

1. Cf. d'AMGBOBRO. Troisième protocole du Comité des affaires de Suisse (30 novembre 1814), pages 466-476 et quatrième protocole du môme Comité (2 décembre 1814; page 492.)

2. Cf. d'AnoBBBRG. Convention entre les Puissances alliées sur les mesures à prendre pour la réunion de toutes les forces disponibles en Allemagne signée à Leipzig le 21 octobre 1813 (pages 60-63;.

3. On relève dans un A/maaac/i da département de U Méditerranée pour l'an 1813, publié à Livourne chez Alanget fils, libraire (qu'on peut consulter à VArehivio Storico Citt&dino de cette ville) le nom d'un certain François Gebhart, Bonhôte, vice-consul de Prusse à Livourne. Cet individu, ainsi qu'il résulte de l'examen des AlmAnacht de U rofcane, conservés à ces mêmes Archives, exerça ces fonctions jusqu'en 1828, époque à laquelle il eut pour successeur Cari Gebhardt,qui lui-même fut remplacé en 1831 par un nommé Cari Stechling (renseignement dû à l'obligeance de M. Osvaldo Testi, Assistente all'Arc/iivto Storieo Cittadino de Livourne).

636 ALTOL'R DC COMsRÈS DE T1EN>C

rienx. Un membre du Parlement(l)anglaiSyda parti de TOpposition, a eo dernièrement avec loi une conversation de quatre heures, au cours de laquelle il n*a jamais mentionné Tlmpératrice Marie -Louise, mais a fait beaucoup d'éloges de feu Tlm* pératrice Joséphine.

€ Que pensez-vous, a dit Napoléon à l'Anglais, de mon système de finances? »

« Qu'il était très mauvais ».

€ Je ne m'en suis que trop aperçu, a repris Napoléon, et j'ai été à cet égard cruellement trompé par mes Ministres. »

Il dit être résigné à son sort et que, comme soldat de fortune, il est revenu à peu près au point d'où il était parti.

Ce qu*il dit l'avoir affligé le plus, c'est ce qu'il appela Tingratitude et la défection du maréchal Marmont.

€ J'avais, a-t-il dit enCn, un grand but pour lequel j'aurais sacrifié cinq millions aussi bien que cinq hommes. »

11 n'a pas d'opinion des Bourbons et dit qu'il n'y en a aucun qui ait assez de talent pour régner sur les Français, de sorte qu'il y aura nécessairement une nouvelle révolution.

Si le grand divorce, dont quelques gazettes font mention, a lieu, je pense qu'il n*y aura plus de motifs de parler de cet homme malheureusement si célèbre.

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