La grande-duchés SB Catherine
i. L'Impératrice douairière était la sieur du roi de Wurlemberg.
et VOUS prie de renfermer dans votre cœur la pensée^ qui ne peut que vous flatter, de vos vues sur ma fille jusqu'au printemps prochain.
Alors, si le roi de Wurtemberg s'adresse à l'Empereur et à sa mère pour obtenir la main de la sœur et de la fille pour le prince royal, et que la grande-duchesse y consente, nous y acquiescerons. Mais jusque-là, veuillez écarter cette pensée et même donner vos soins à ce qu'elle reste inconnue du public. En attendant, la grande-duchesse, soit qu'elle se trouve à Vienne ou non, viendra, ou avant ou après le voyage, passer un temps au sein de sa famille, pour s'éloigner de l'Allemagne et ôter toute raison de soupçonner l'alliance future.
J'ose encore vous demander, au nom de ma sollicitude maternelle, qu'en cas que ma fille aille à Vienne, le prince royal ne s'y trouve pas, et je vous conjure, de même que le prince royal, de ne plus se rencontrer avec ma fille, jusqu'au moment où le consentement formel aura été demandé et donné, ainsi jusqu'en mai ou juin.
Ce n'est qu'en observant de rigueur cet éloignement que le rapprochement du divorce avec le mariage frappera moins l'opinion publique et que le nom de ma fille ne souffrira pas.
Puissent ces lignes et le sentiment qui les dicte vous prouver, cher frère, de plus en plus mon amitié.
P. S. — L'Empereur, qui a lu ces lignes, me charge de ses tendres amitiés pour vous. Sa façon de voir est la même.