‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 749 sur 816 · Vienne, 6 décembre 1814 (P. 5. 4633 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 6 décembre 1814 (P. 5. 4633 ad

Nota à FIAGER (en français).

ConversatioD des plus vives entre Hardenberg, Humboldt et Wrede au sujet de la Saxe. Miltitz et le duc de Saxe-Cobourg. La disgrâce d'Anstett et le découragement de Nesseirode.

Hardenberg et Humboldt, malgré tous leurs efforts pour faire changer d'idées à Wrede au sujet de la Saxe, ont essuyé un refus catégorique.

Hardenberg a été jusqu'à lui dire : « Alors, vous voulez la guerre. »

Wrede : « S'il le faut absolument, plutôt aujourd'hui que demain. »

Et Humboldt de répondre : « Mais nous avons des alliés. »

Wrede : « Nous aussi, et de plus Dieu et le Droit. »

Humboldt : « Le repos du monde vous importe donc peu. Vous invoquez Dieu et mêlez la religion à une affaire que les hommes seuls doivent décider. Nous n'avons plus rien à vous dire. > Et là-dessus, ils se retirèrent.

C'est chez Ârnstein que les deux Marschall(l), Gagern,Martens et autres se retrouvent.

Miltitz est ici. 11 a voulu parler au duc régnant de Cobourg de la cession de sa patrie à la Prusse.

Il a si complètement échoué que le duc lui a fait interdire sa porte.

Anstett continue à insister sur sa démission. Il est en pleine disgrâce. Il n'a plus parlé avec Alexandre depuis le départ de l'Empereur pour Ofen, et Alexandre lui a, sans rien lui dire, simplement serré la main lors de la fête chez Razoumoffsky. Il m'a dit que les affaires en étaient toujours au même point et que Nesseirode ne savait plus que faire.

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