ANNEXE XXI
(à la page 453, pièce 650)
MAVROJENI (Jean).
Second fils du voïvode Démétrius, né à Paros, appelé tout jeune à Constantinople par son oncle Nicolas qu'il suivit à Bucarest, lorsque celui-ci fut nommé hospodar en 1787. Il ne joua aucun rôle pendant tout lé règne et jusqu'à la fin tragique de ce prince, décapité en 1790. Il se réfugia alors à Vienne, où de 1792 à 1800 il servit de correspondant pour la négociation de ses traites à son frère Nicolas établi à Trieste, se lia avec Rhigas (1) et travailla avec
1. Rhigas, patriote et poète, né à Valestini en Thessalie en 1753, partit de Vienne en 1797 pour se rendre auprès de Bonaparte. Arrêté à Trieste, ramené à Vienne, il fut remis en mai 1793 au ^uvemeur turc de Belgrade qui le fit décapiter.
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lui à la fondation de VHét^irie^ association secrète qui se pro^^ sait de rendre la liberté aux populatîoas grecques. Marrojéni.s^' voyé pnr \\\\\,:h^ en France pour essayer d*iiitéresser le gouTerament au plan qu'iU avaient eonça, édiappa ainsi au sort de »: ami. Ciiiribien de temps resta-t-il k Paris ?Son biographe Blancird n'e^t pis arrivé à le décoarrir. On sait seulement qull reviali Vienne, qu'il y reprit ses relaliona conunerciales avec son frènde Trieste. Puis tout à coup, sans qu*on sache pourquoi, on le voit en août 1811 ^uccéder à Vienne à Jean Argyropoulo en qualité de chargé d'afTaire.-) de la Légation de Turquie en Autriche, fonctiom qu'il occupa jusqu'au mois de mars 1821. Il se retira alors^ sarle conseil de Metternich,à Fresbourgoù il resta jusqu'au comIneDC^ ment de 1832, époque à laquelle il fut de nouveau appelé àrepreadit à Vienne Aeë anciennes fonctions qu'il conserva jusqu *à sa mort survenue le 31 mars 1841.
Cf. Tu. Blancard. Les Mavrojéni, p. 527-585).
CHARLES C.\LLIMAKI IV, prince de Moldavie de 1812 à 1S19.
Son rèf^^ne (d*après A. Stx>ubdi4, L'Europe Orientale et le rok historique des Maurocordàto^ p. 276) en Moldavie fut empreint d'une f^randc douceur. L'ambassadeur français Ruffin loue la droiture et la modération de ce prince et le montre favorable à la France. Il fut un des princes les plus remarquables des pays roumains et attacha .son nom à une législation importante, de beaucoup supê rieure à celle édictée par Karadja en Valachie.Il était de naissance roumaine et appartenait à une ancienne famille noble, originaire de Bukovine. Doué d'une belle intelligence, il avait un esprit cultivé. Sa prestance majestueuse et ses belles manières frappaient tout le monde et il sut s'imposer. I! se retira volontairement du pouvoir et eut pour successeurs Michel II Soutzo III.
JEAN KARADJA (Caragea) II.
(Voir page 448, pièce 638)
Jean Karadja II, fils de Nicolas, ancien dragoman de la Porte, prince de Valachie de 1812 à 1819, après la paix de Bucarest. Il paraissait au début avoir du penchant pour la France, mais il ne tarda pas à tourner casaque et à devenir un ennemi acharné des
Français. Jusqu'en 1814, à la restauration des Bourbons, il conserva une espèce de neutralité entre la France et la Russie, mais dès le retour de Louis XVIlI'en 1615, il'idéHMtscpia ses batteries. En 1819 il se sauva à temps, se réfugia .en Italie ;et eut pour successeur Alexandre Soutzo II.
(D'après A. Stouedza, op, cit.)
LES CODES CARAGEA (RARADJA) ET CALLIMAKI
Il était réservé à Jean Caragea et à Charks Callimaki de doter les pays roumains d'une législation qui 'répondit jusqu'à un certain point aux véritables besoins de la population. J^as codes de Garageaet de Callimaki reproduisent l'un et 1 Autre le droit romain, mais pendant que le code Caragea est une compilation plus originale, faite d'après les collections ^ecque&, celui de Callimaki n'est que la traduction plus ou moins fidèle du Code civil autrichien. Ce qui avait déterminé ce dernier emprunt^ c'est jque le jurisconsulte chargé par Callimaki de la rédaction de son Code, Flechtenmacher, se trouvait être un Allemand, qui avait été appelé de Vienne par les boyards Laskaraki et Grégoire Stourdza comme instituteur de leurs enfants. Ces deux législations furent promulguées en langue grecque et la chrysobulle de publication du Code Callimaki dit expressément « qu'il avait été premièrement rédigé dans la langue néogrecque, usitée dans le pays ^ puis traduit en roumain. » La traduction devait en être faite par le même Flechtenmacher qui, ayant séjourné pendant huit années en Moldavie (1811-1819), avait fini par connaître suffisamment le moldave. Mais on ne sait pourquoi il ne parvint pas à la terminer. Le Code de Callimaki ne fut traduit en roumain qu'en 1833, lors de la nouvelle occupation russe des principautés Le Code de Caragea, au contraire, avait été traduit en roumain dès la première année de sa promulgation, en 1819.
(ALEXANDRE A. -G. Stourdza, VEurope Orientale et le rôle historique des Maurocordaio, 1660-1830, p. 267.)
ANNEXE ZXn
(à la page 534, pièce 764)
CORNAGGHIA (Ferdinand, baron) (1768-1842), né à Soragna, docteur en droit à Tâge de 21 ans, commença par être Tavocat des pauvres, mais ne tarda pas à occuper divers emplois dans l'administration des duchés avant de devenir, d*abord gouverneur de Borgo San Donnino, puis de Parme même en 1814. Directeur général des Finances en 1816, il occupa de 1821 à 1830 la présidence de rintérieur et devint au lendemain des troubles de 1831 président du Conseil d'Etat.