Bomstedt était un des chambellans du grand-duc de Bade
a apporté aux aiïaires allemandes, de son impartialité, de son calme et du désintéressement dont il a donné la mesure, lui qui était lui-même un Médiatisé, dans ses rapports et ses négociations avec son père, le porte-paroles de ces Médiatisés.
On s'est assez généralement égayé de Tattitude prise par TEmpereur Alexandre qui n*a cessé d*insister pour qu'on reconnaisse au jeune Bonaparte le droit de succession au duché de Parme et qui ne Ta fait que parce qu'il l'avait promis à Marie-Louise au mois d'avril, alors que TEmpereur François et les autres souverains alliés ont décidé d'un commun accord que le petit Napoléon ne serait jamais souverain (1) et qu'à la mort de sa mère le duché passerait à l'Infant (Charles-Louis).
Cette résolution des souverains a eu le don de mettre le baron Linden dans une terrible colère : « Comment, s'est-il
< écrié, un grand-père peut-il être barbare et inhumain au
< point de dépouiller de son plein gré l'enfant de sa propre « fille ? En voilà une singulière magnanimité 1... »
On disait hier qu*il y avait im nouvel arrêt dans la question des Sept-Iles et des affaires d'Italie, sur lesquelles on est encore loin de s'être mis d'accord, et on désignait le nouveau Recès sous la dénomination modeste de la Nouvelle Charte de V Europe.
Les vieilles maisons princières allemandes, Mecklemburg, Nassau, Brunswick, Hesse, Oldenburg, Lippe, Schwarzburg et les duchés de Saxe se déclarent très satisfaits du nouveau projet de Confédération contre lequel les Médiatisés, les Fûrstenberg, Lôwenstein, Neuwied, etc., etc., ne cessent de clamer. Ils ne veulent pas se contenter des prérogatives et du privilège que leur offrait l'édit bavarois de 1807. Chacun d'eux prétend recouvrer les droits et la situation qu'ils avaient jusqu'en 1805, et c'est afin d'obtenir cette restitution de leur statut antérieur qu'ils réclament la restauration du Saint- Empire, qu'ils veulent voir rendre la couronne impériale à l'empereur d'Autriche. Ils se disent tout acquis à l'Autriche, ce qui ne les empêche pas de chercher, par tous les moyens, à s'accrocher à la Prusse et à la France et de hurler tant qu'ils peuvent parce qu'on n'a pas médiatisé et qu'on ne mé-
1. Le traité secret conclu le 31 mai 1815 entre l'Autriche, la Russie et la Crusse avait cependant reconnu au roi de Rome le droit de succession, dont ^ n'était, il est vrai, plus fait mention dans l'acte final du 9 juin.
diatisera pas le prince Jean de Liechtenstein, auquel ils espèrent faire du tort en lui reprochant le rôle qu'il joua lors de la signature des traités de paix de 1805 et de 1809.
2519. Vienne, 6 juin 1815 (F. 2. 505.1512 ad 2).
Nota à HAGER (en français).
Révélations sur la conduite tenue par Murât au eours de la campagne de 1813 en Italie.
Le colonel C... (1) m'a dit en parlant de Murât que nul ne savait mieux que lui qu'en 1813-1814 Murât trahissait TAutriche, puisque lui (C....) était très lié avec un Vénitien, Corner^ adjudant de Beanharnais, qui était celui qui allait et venait la nuit du quartier général du vice-roi à celui de Mural et qui dut même une fois faire deux fois en une nuit le voyage aller et retour de Reggio à Mantoue.
2520. Vienne, 6 juin 1815 (F. 2. 505.1512 ad 2).
©e à HAGER
Kosciuszko irait de Vienne, nop pas en Pologne, mais aux eaux i
Aix-la-Chapelle .
On a dit samedi chez la vieille princesse Lubomirska que Kosciuszko, auquel Alexandre fait une belle pension, partira d'ici dans quinze jours ou trois semaines pour aller aux eaux à Aix-la-Chapelle.
1. Ne 8*agirait-il pas là de l'étrange et peu recommandable personnage qui. sous le nom du colonel Charles-François comte ComeUi de StûckenfeldJooJ un rôle si extraordinaire, d'abord à propos de la conjuration de Turin, pu:» au cours des révélations qui amenéreat la découverte du complot militaire.
DL' eOLFE JOUAS A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS
S21. Vionne, S juin 1S15 (F. 1. 505.1S1Î ad !).
Nota à IIAGER (en français).
Déparl de Czartoryski et de Potockî
Czarloryski est parti pour Varsovie (1) avec le comte Potocki.
!. Vienne, 8 juin ISIS (F. S. 505.1SI! ad 2).
PIQt'OT à Gl'IHSDORFF {Intercepta) (en français}.
it imminent des hostilités. Napolf on se porlora contre Blûcher. Il Les dernièrea conférences du Congrès. Décisions relatives A Francfort, à Wi* Guyane et A Olivenza. Le contingent danois.
On attend d'un moment à l'autre la nouvelle du commenlement des hostilités et les nouvelles parvenues de Gand font
ipérer que le commencement ne pourra être que favorable
ut armées alliées. Des lettres indirecles font supposer que le maréchal Blûcher sera celui sur lequel Napoléon tâchera de jeter le premier.
En attendant, les conférences destinées à linîr l'œuvre du Songrès se tiennent tous les jours.
On a débattu dans les dernières sur la liberté de la ville de E'rancfort qui sera déclarée telle et fera partie de la Ligue ger-
anique et il y aura dans la Douvelle constitution à dresser
le parfaite égalité dans les cultes.
D'autre part la seigneurie de Razûns (2) sera réunie au pa;^s
îs Grisons. La Guyane française sera rétrocédée au roi de