BadcD, 20 Boùl 1K1!> (F. i. 507.2113 ad
LANCKORONSKl {1} îi sa femme (à Leopol {Inlercepisi) , (en français).
Causes du maintien des armées allitea ca France. Ëlal de ce pays. Les souvov aine resteront k Paris jusqu'en octobre.
.. Les armées resteront au moins un an en France. Cette nécessité est produite par l'obstination des souverains à croire la France capable de liberté, tandis que les gens n'ont pas une seule qualité à l'acquérir et à la conserver. Cette nation est corrompue à un degré indicible.
J'ai lu une lettre de Mercy qui fait dresser les cheveux sur la tête.
Les souverains ne quitteront pas Paris avant le mois d'octobre (t).
le, du 32 au 3J aciûl H15 {V. 2. ÏOT.SeTO ad 2).
IIAGER à !'E.\I?EUEUIl
Bordereau et rapport du 22 au âS août et envoi de la liste, de l'analyse ou de la copie de divers Inlercepta des 21, %i 23 et 24'août.
70i LES DESSOUS DU CONGRÈS DE VIENNE
2706. Vienne, 24 août 1815 (F. 2. 507.2167 ad 3.
GOEHAUSEN à HAGER
Départ de Vemègues.
Après avoir déjeuné chez Fûrst, Vernègues est parti pour Paris le 23 à midi.
2707. Paris, 10 août 1815 (F. 2. 507.2167 ad 2).
STEWART à GORDON {chiffons) (analyse).
Sur le mauvais esprit qui règne en France.
2708. Vienne, 19 août 1815 (F. 2. 507.2167 ad 2).
G. à HAGER (en français).
A propos des relations existant entre la comtesse Zielînska et Caroline Murât. Leur origine.
On connaît la liaison qui existe entre la comtesse Zielinska et Griffiths. C'est par lui qu'elle a fait, il y a quelques années, à Paris, la connaissance du général de Livron,et c'est de cette époque aussi que datent ses relations avec M*"* Murât qui vient de lui envoyer des cadeaux, correspond avec elle et la même priée de lui procurer un professeur d'allemand pour son fils. On raconte que la comtesse Zielinska a conseillé à la reine Caroline de prendre un autre nom que celui de comtesse de Bari, afin d'éviter les plaisanteries qu'on ferait à cause de la similitude de ce pseudonyme avec le nom de la comtesse du Barry.
2709. Baden, 23 août 1815 (F. 2. 507.2167 ad 2).
YERMOLOFF au prince DOLGOROUKI (1) à Saint-Pétersbourg
{Intercepta) (en français).
On ne sait rien des négociations de Paris. On a bridé les Prussiens. Conseils que l'on doit donner à Louis XVIIl. Les souverains pressent les négocia- l
tions afin de pouvoir partir. I
Nous ignorons absolument comment se termineront les négociations en France» On a, ce me semble, un peu bridé les Prussiens^ dont ^esprit de vengeance pouvait produire une violente réaction. Si l'on veut soutenir le roi^ il faul r obliger à s'unir étroitement avec sa nation et à ne pas traiter trop du^ rement cette dernière. Qu'on n'écoute pas les cris des royalistes enragés. Pas de vengeances, pas d'autres conditions de paix que celles du traité de Paris de 1814. Ce n'est pas en avilissant un peuple qu'on lui donne de rattachement pour son Gouvernement. Il me semble qu'il serait prudent de se borner à exiger quelques contributions et l'entretien des troupes, et pas autre chose, à moins qu'on ne veuille voir les Français de tout parti faire cause commune contre nous I
Vous apprendrez avec plaisir que les Souverains h&tent la marche des négociations afin de pouvoir quitter Paris au plus tôt. L'empereur d'Autriche se rend ensuite à Milan pour s'y faire couronner (2). Quant au nôtre, j'ignore s'il retournera ou non immédiatement à Saint-Pétersbourg.
2710. Vicnne.du 26 au 29 août 1845 (F. 2. 507.2176 ad 2).
HAGER à rEMPEREUR
Bordereau et rapport du 26 au 29 août et envoi de la liste, de l'analyse et de la copie de divers Intercepta du 25, 26, 27 et 28 août.
1. Peut-être le prince Basile Dolgorouki, chef d'une des principales familles de l'aristocratie russe, mais plus probablement le général prince Wladimir Dolgorouki qui avait commandé le 2* corps d'armée de la Grande- Armée russe en 1812.
2. L'empereur François fit son entrée solennelle  Venise le 31 octobre et à Milan le 31 décembre.
706 LES DESSOUS DU CONGRÂS DE . VIEIINE
2711. Vienne, 27 août 1815 <F. 3. 501.2176 id 2).
Nota à HAGËR (en français)
Acquisition de la villa d'Esté par la princesse de Galles. Les assiduités du préfet de Game.
La princesse de Galles a payé 230.000 franos la maison de campagne du général Pino près de Côme, lui a 6té son ancien nom, de Garrovo et Ta nommée villa* d'Esté (probaMement parce que la* maison de Bmnswitk prétend être isBue de U famille d'Esté).
Le préfet de C6me^ un nommé Tommasi, faitnne coar assidue à la princesse^ qui est pour le «moment en Suisse.
2712 . Vieane, du 30 août au XV septembre 1615 <F. 9. 507.121«ad ti
HAGER à 1 EMPEREUR
Bordereau et. rapport du 30 août au t" septembre, et envoi de la liste, de l'analyse et de. la copie de divers LfUercepta, parmi lesquels figurent. des lettres de Livron et de los Bios, une dépêche de Stewart à Gordon et une lettre de l'évéque de Nancy à la princesse Charlotte de Rohan, de Baden^Sl août, dans laquelle il lui fait savoir qu'il restera à Baden jusqu'au 16 septembre, enfin plusieurs lettres de Bausset.
2713. Vienne, 30 août 1815 (F. 2. 507.2216 ad 2).
Général de LIVRON au Général STIPSICH (1) (Analyse). II demande la permission de rester vingt-quatre heures de plus i Vienne.
11 lui demande, à cause des affaires qu^il a à terminer et de sa voiture qui n'est pas prête, à éire autorisé à ne pariir que le lendemain pour Hainbni^.
1. Stipsich zu Ternowa (Joseph, baron) (1755-1831), Feld-maréchailieuleiisût. était à ce moment vice-président du Conseil aulique de I« guecre.
WATERLOO ET LES LENDEMAINS ITU CQfHGRÈS 7i)7
2714. Ohniitz, 21 Mût 1M5 (F. 2. 6»7;3Sift a<* 2).
Général MONTIGNY (1) à sa^ femma(à' Paris) {Intercepta)
(Analyse).
Démiirches qu'elle doit -faire auprès de Monsieur' paar-;ofalexiir'8ar' mite- en Kbectè. RdiBoms qu'elle fera i valoir »~ 8e& doléances .parce . qjufoa io. confond avec les prisonniers français.
11 la prie à nouveau de faire des démarches auprès de Monsieur pour qu'il soit remis en liberté et sorte des prisons où on Ta mis par erreur « puisqu'il avait quitté le service de..Murat avant lentrée des Autrichiens à Naples ».
11 essaye d'expliquer ipouoquoi Marat, qui voulait le faire passer en Conseil de guerre, l'avait fait enfermer au Château- Neuf où les AnglaisMe trauvèrent. Il se plaint d' « être- confondu à Olmûtz avec les prisonniers fran^is, lui qui porte wà&eoeapde bimnche^ etŒïfx[L:lts coulesiffs qui vieimenL d^aitirer SOT la* Prauce ua déloge de anaux o, IL avait. cependant offert à Louis XVlll de le.«ervir à- sea fiais^peiidant ia campagne.
2715. Bodeo^ 31 aôfttl815 (F.. 2. 5a7.22ia ad 2).
Une anonyme à la Comtesse de WALDSTEIN (2) (à Vienne)
(Intercepta) (en français).
A propos de la conduite des troupes alliée» en France pendant Toccupation.
J'ai reçu ce matin une lettre de M"* d'Ecquevilly (3). Elle me dit que les Anglais se conduisent admirablement, les Russes et les Autrichiens» supportablement, et les Prussiens, abominablement.
Lepasccrve roi de Ppusse esaaya.de faire 'de; son. mieux, mais û'y peut rien du tout.
1. Maréchal de camp au service de Murât qui le fit en effet emprisonner au Chàteau-Neuf et avait ordonné de le traduire en Conseil de ^erre à cause <le sa lâcheté et de le conduile honteuse qti^tL avait tenue à Antrodoco.
2. Pfûbablemettt la: Gomtcàse Isabelle de Waldstein, fille de la comtesse HzQwuska, née Lubornivska, « celle que sa mère voulut marier au duc 'de Berry lors d'un séjour que le prince fit à Vienne (eir IWO, je: crois) «»^ dit la OARON^r Du'MoifTBfdanv S8S> Soaoenirj, pc. 407|.aaiu{ualsj'ai emprunté; ceUe note. •
3. Pr^bublensnt la Cenumi: du onasquie d'Ecquevilly, qui avait été mcgor de ''armée de Gondé (daronmb ou Momtbt, Sonuenirtf p, 1D9. Note.:.)
2716. Vienne, du 3 au 4 septembre 18U(F. 3. 507.3317 ad 3).
HAGER à l'EMPEREUR /
Bordereau et rapport du 2 au 4 septembre, et envoi de la liste, de l'analyse ou de la copie de divers Intercepta des 1". 2 et 3 septembre.
2717. Vienne, 4 septembre 1815 (P. 3. 507.3317 ad 3).
®© à HAGER
On parle du départ prochain de Marie-Louise pour Parme et on se demanda
ce qui adviendra du roi de Rome.
On fait courir le bruit que Marie-Louise partira encore et mois-ci pour Parme (1) et on se demande à ce propos ce qui adviendra à ce moment de son fils.
2718. Vienne, du 5 au 9 septembre 1815 (F. S. 507.3383 ad 2).
HAGER à rEMPEREUR
Bordereau et rapport du 5 au 9 septembre et envoi de la liste, de l'analyse ou de la copie de quelques Intercepta.
2719. Olmutz, 3 avril 1M5(F. 3.507.3383 ad 3).
Général MONTIGNY à son frère (IntercepU) (Analyié). Démarches faites pour obtenir sa mise en liberté. État de la question.
Los Rios a écrit à Talleyrand et au duc de Feltre pour les prier de demander sa mise en liberté que, d*après le dire àe los Rios, la Chancellerie de Cour et d*Etat accordera, àès qu'elle lui sera demandée par le Gouvernement français.
1. Marie-Louise ne prit possession de son duché et ne fit son entrée so'^' nelle à Parme que le 30 avril 1810.
ft'ATBRLOO ET LES LENDEMAINS DU COMGBÈS
G... a HAGER (en français).
On m'apprend à la Légation de Wurtemberg que le roi de
WurlemLerg a obtenu des Souverains alliés la remise entre
KS mains de Jérftme qui sera placé sous sa surveillance et qui
ist arrivé le il août à Stuttgart. Lui et sa Temme iront, à par-
r du 15 septembre, hnbiter le château d'ElIwangen.
enne. 9 seplembi-e 1BI5 (F. 2. 907.3383 ad 3|.
.... à HAGER Livrgn de retour & Hainburg.
Livron, de retour de Baden, est arrivé à Hainburg, le 6 au soir.
Le faicicule suivant F. I. BOK ne commence qu'au 37 aeplembre. U ; a ic dans les dossiers de VObertte PoUiei HoftUlU exislanl aux Archives MinUttre Impérial cl Koyal de l'Intfricur une lacune qui va du 9 au ieptombre.
ita.
le, du n au 79 soplembra 181S (F. 1. 508.3la< ad J). HAGER à l'EMPEREUR
Bordereau et rapport du 27 au 29 septembre et envoi de la ite, de l'analyse ou de la copie de divers intercepta, dont de la princesse Isabelle de Naples (femme du prince royal).
710 LBS DESSOUS DU. CONGU^ DE VIENliE
2723. S«n6iieu> 37 »epteiaiNnB ISiS <F. 3..50ft.24fl6 ad 3)1
Anonyme à M"« de OOURVAL (1) (à Hainburg) {IniercepU\
Mauvaises nouvelles de France. On reprend tous les objets d'art qu'on avait mis dans lés muEées. Les troubles et tes xnasiacres.
On nous donne ici de . bien mauvaises nouvelles de noti^ pauvre France. Oa réforme les trois quarts de Tarmée. Or. nous reprend tout ce qu'on avait pris. Mon pauvre musée Ta devenir tout petit... On dit qu'on se massacre d'une manière horrible. Mon Dieul qu'est*ce que cela sera quand les armées étrangères seront parties.
2724. Vienne, 27 septembre 1815 (F. 3. 508.2406 ad 2).
Rapport à HAGER On ne laissera pas Caroline Murât à Hainburg.
L'ex -reine de Naples ne restera pas à Hainburg.On compte renvoyer s'établir à Prague.
2725. Hainburg, 27 septembre 1815 (F. 2. 508.2406 ad 2).
xMARY (2) au Comte de MOSBOURG (à Trieste) (TnterapU)
{Analyse),
Murât en Corse. On lui envoie un passeport pour venir en Autriche. Caroline espère que Mosbourg attendra Murât à Trieste.
Il lui annonce que : « La Reine a été prévenue, par une^ tlépêche du prince de Metternich, du séjour momentané de Murât en Corse, où il est arrivé après tme tempête qui lui n fait courir les plus grands dangers. Il doit être sur le point de se rendre à Trieste, ayant obtenu de l'empereur d'Autriche h permission d'habiter dans ses Etats (3).
1. Peut'éire Marie-Charlotte Saladin de Gruns,la deuxièma femme d'Akii*- Charles Guillaume Dubois do Courval, baron de l'Empire (1774-1822).
2 . Au service de Caroline Murât. Ne serait-ce pas l'ancien secrétaire i*c Pauline ?
3. Le 28 septembre, Murât remettait en effet, à Ajaccio, à Macirone, qui Im avait apporté les passeports, d'abord une première lettre, dans laquelle il ré-
WATERLOO ET LES LEtIDBMAISS DU CONGRKa
11 lui mande ensuite que < M. de Hudelist a en même temps irévenu la comtesse que les passeports, que le comte de Mos- (ourg attendait, vont lui ^tre eiipédiés ». 11 ajoute en terminant: « La reine espère que les nouvelles, que voua donne, vous engageront peut-être à revenir à Trîeste our accompagner le voyageur qui arrive par mer. Si cepeoaat le soin de vos affaires vous oblige à vous rendre en Vance, on compte en tout cas sur un prompt retour de votre mt. »
ÏZO. Brtinn, 3g septembre leiS (F. S. 50K.Ï40« ad î).
ROSSI au IV FRANCK (à Vienne) [Intercepta) (en françaii^ Au sujel de la voole qu'EIisa veul Taire de aes bijoux.
Il lui donne quelques indications au sujet de la vente que princesse Elisa a décidé de faire de ses bijoux. Il a déjà lendu sur son ordre un collier de perles pour iJ.iOO florins et 'autres bijoux pour 3.000 florins environ.
I 30 Esplembrc au 3 oalobra iSli {¥.2.i'iB.2lO
If.VGER à l'EMPEREUR
Rappor
Les conférences des ministres des puissances alliées ont pris in le 18 septembre et ont abouti le id à la remise d'un uUi^
atum (1) des f|ualre Grandes Puissances au roi de France,
tquel on a donné trois jours pour répondre.
Le prince de Metternich reste encore pour le moment à ^ris. L'empereur d'Autriche restera jusqu'au 7 h Dijon,
Le prochain courrier portera à l'impératrice les instructions our son voyage à Milan.
idait. or&cteUeineiil aux offre! des ellîi», puis ven minuil te mtrae jour I lon^e déclaraLiou qu'il dicta devant lui et dans laquelle il eipos«it le* iboiiB • qui le dècideat ft tenter avec une poignée dliommes U cuuquCtA du raume de Naples >. Cf. PnAncnsr.HBTTi, Jtimoirei tnr Joachim I", roi da pl«f tl Memoir» o[ Ihe lift and Advenlaret of Colonel Maeeroni. . et. d'AnaBBBna, 1S!:-1SÎ9 et Iï3l-lïa'7.
2728. . Uainburg, 28 septembre 1815 (F. 2. 508.2407 ad 1).
MARY au Général de LIVRON {Intercepta).
Nouvelles de Corse et des préparatifs de Murât, auxquels il se refuse à croire.
On m'a débité tout à l'heure des nouvelles si extravagantes que je ne vous en parle que pour rire avec vous de leur absurdité. On voudrait que le roi ait cherché en Corse à se faire des partisans, qu'il y ait organisé une petite troupe à sa solde. Enfin, même en le supposant foxiy on ne pourrait rien supposer de plus.
^2729. Vienne, du 3 au 6 octobre 1815 (F. 2. 508.2430 ad 2).
HAGER à rEMPEREUR Bordereau et rapport du 3 au 6 octobre.
2730. Sans lieu ni date (1) (F. 2. 508.2480 ad 2).
LIVRON à GRIFFITH (Intercepta) (en français). Nouyelles de Flahaut et de la reine Hortense.
... Vous pouvez dire à la comtesse de Lipona que le général Flahaut est en Suisse avec la comtesse (sic) de Saint-Leu.
2731. Vienne, 3 octobre 1815 (F. 2. 508.2430 ad 2).
Note sur le renvoi de Foucbé et son refus d'accepter sa nomination à la Légation de France à Dresde (2).
1 . Lettre antérieure au 3 octobre, date du départ de Livron pour Pari».