‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 70 sur 171 · Cr. plua tain pi^rs n- SUT. 3138, 313» el · texte numérisé non relu

Cr. plua tain pi^rs n- SUT. 3138, 313» el

DU GOLFB JOUAM A l'aGTE FINAL DU CONGRÈS 429

Royal partira positivement demain à 11 heures du soir et ne veut faire que deux gites en route a6n d'arriver dans le plus court espace de temps possible.

2122. Francfort, 30 mars 1815 (F. 3. 501.1587 ad 3).

H... au Duc de DALBERG [Inlercepla) (en français).

Pourquoi il ni convient pas de mettre le quartier général à Francfort. Lei Bourbons ont peu de chances de remonter sur le trône. L'Allemagne, théâtre probable de la guerre. La guerre contre Murât. La détresse de M** de Talleyrand à Londres. ^

J'ai différé de te remercier de la lettre du 13, faute d occasion confidentielle. Les événements, deviennent si pressants que j'espère qu'enfin on songera à terminer quelque chose à Vienne et à se rapprocher du Rhin. Je ne suis cependant pas d'avis que Francfort soit l'endroit où le quartier général devrait se fixer. Il y a trop de commérages,d'intrigues,etc.,etc., à craindre. La police sera très difficile à y faire ; Wûrzburg ou Aschaffenburg paraissent beaucoup plus convenables.

Toute l'armée française et toutes les forteresses étant à la disposition de Bonaparte, il parait bien évident que les Bourbons n'ont plus de parti e?i France qui veut se battre pour eux et je crois qu'il sera difficile de les faire remonter sur le trône.

Cette considération ne changera cependant rien au sort de TÂllemagne. La guerre étant inévitable, l'Allemagne n'a d autre option que de former le théâtre de la guerre ou de le porter en France.

Notre levée de boucliers contre Murât tourne de la manière que je l'avais prévue. Notre vie se passera en agitations violentes.

M** de Talleyrand est arrivée à Londres(l)et Louise Pianta me mande qu'elle se trouve menacée dêtre délaissée par elle sans ressource. Je te prie d*obtenir de M. de Talleyrand au moins autant de secours pour cette pauvre fille, afin qu'elle puisse revenir sur le continent près de ses amis.

1. M** de Talleyrand arriva le 19 mars après-midi en même temps que M** Moreau et 93 autres personnes à Newport (lie de Wight). Elle ail» quelqu';i jours plus tard s'installer i Richmond où elle loua une petite maison.

430 LIS DESSOUS DU GOJMGRÈS DE VIEKNE

2123. Paris, 27 mars 1815 (P. 2. 501.15S7 ad 2).

Princesse JABLONOWSKA (1) à la Princes^ SAPIEHA (2j

(intercepta) (en français).

A propos des éyéDements de France.

Que d'événements extraordinaires, chère Princesse I La conduite de Napoléon est plus étonnante que jamais.

2124. Paris, 37 mars 1816 (F. 3. 601.1557 ad 3).

Princesse JABLONOWSKA au colonel KOZïETOLSKI (3) (à Vienne) (Intercepta) (en français).

Sur ka événements de France. Elle a eu peur et bien de la peine.

Que d'événements extraordinaires. Je laisse au porteur db ma lettre la satisfaction de vous les conter. Je suis sûre que vous m'enviez bieù d'en avoir été le témoin^ tandis que moi j'étais bien fâchée de me trouver dans cette bagarre. J'ai en bien peur et bien de la peine.

Paris a été très brillant cet hiver ; mais à présent tout le monde est parti. En revanche, il j a un train militaire dans li

1. Probablement la princesse Jablonowska Walewaka, bien connue à Paris sous le règne de Napoléon 1*' et qui avait épousé le prince Stanislas-Paul Jablonowski, fils du prince Antoine Jablonowski (1733-1799).

3. Probablement la princesse Paul Sapieha,qui dans son salon essentiellement polonais recevait, d'après La Garde, le comte Potocki, le comte de Komar, le prince Radziwill, la princesse Jablonowska et la comtesse Lanekoronska. A moins toutefois qu'il ne s'agisse de la princesse Alexandre Sapiebs, née comtesse Anne Za noïska, morte à Paris en 1859 à l'âge de 88 ans, mariée au prince Alexandre (1775-18 12), chambellan de l'empereur et porte-glaive du duché de Varsovie et qui le distingua dans les ran^s des troupes polonaises.

(Cf. pour Alexandre Sapieha, Les mémoires du ginéral vaa Bogûndorp, p. 317-318).

La princesse Paul S ipieha (née comtesse Pélagie Potocka« morte en I8M) (mariée en premières noces au comte Paul Polftcki, avait épousé après oa veuvage assez court le prince Paul Sapieha, conseiller d'Etat au service russe Cf. Pringbssr Hadziwill 45 années de ma vie, page 191).

3. Kdzietolski (Jean-Léon-ilippolyte, baron de l'ampire), chef d'ciOAdxoa au régiment de la Vistule, né à Skiernewicze le 39 juillet 1781.

viUe qui prouve bien que l'Empereur est aux Tuileries. Je suis bien fâchée que sa garde polonaise n'7 soit plus.

2125. Kehl, 1" avril 181B(F. t. S01.1537 âd t).

SCH0E1.L à HARDENBERG (Intercepta) en français).

Le comte de Zeppelin. Les ineidenU de son Toyage. L'esprit et la conduite des soldats français. La déclaration du 13 mars et le désir de Napoléon de maintenir la paix.

M. le Comte de Zeppelin (i), ministre de Wurtemberg en France, a passé hier par ici avec sa famille. 11 a raconté que le militaire français, auquel Bonaparte doit le succès de son entreprise, se permet toutes e^èces d'excès et que les voyageurs sont exposés aux insultes de cette soldatesque. 11 j a des détachements de ces militaires qui se sont transformés en bandes de voleurs. M. de Zeppelin a été sur le point d'être attaqué entre Lignj et Void par une de ces bandes qui l'attendait dans une gorge.

Averti à temps par le courrier qui le précédait, il a rétrogradé à Ligny et a requis la force armée qui a dispersé la bande.

Bonaparte a si bien réussi à faire regarder comme supposée la déclaration des Hautes Puissances Alliées du 1!) mars que M. de Zeppelin lui-même ne s'est assuré de son authenticité qu'à son arrivée à Kehl.

Un négociant prussien, qui a quitté Paris le 28 mars et passé par Kehl à deux heures de relevée, m'a dit que Bonaparte ne parle que de son désir de maintenir la paix de Paris et que les déclarations positives, qu'il a données à cet égard, ont fait baisser le prix des denrées coloniales.

La déclaration du 13 mars était encore inconnue du public de Paris le 28 mars.

1. Zeppelin (Ferdinand-Louis, comte de) (1773-1829), grand chambellan et Ministre d'Etat du roi de Wurtemberg.

2126. Vienne, 1" avril 1815 (F. 2. 501.1587 ad 2).

ZERBONÏ di SPOSETTI à sa femme (Intercepta) (en français).

Le maintien des Bourbons sur le> trône lui parait peu probable. Mesures prises contre Napoléon. Le roi de Saxe consent i l'arrangement proposé.

Les rapides progrès de Napoléon accéléreront la marche des affaires. Je n ose dire si on le laissera sur le trône où les Bourbons ont fait triste figure. En tous cas, on n'a rien à craindre de lui. On a pris des mesures très étendues et on réunit des forces considérables sur le Rhin.

Le roi de Saxe a enfin consenti à renoncer aux provinces qu'on lui a ôtées.

2127. Vienne, 5 avril 1815 (F. 2. 501.1587 ad 2).

Comtesse de MONTESQUIOU à TALLEYRAND {Intercepta).

Engagement qu'elle prend pour elle et son fils.

Je consens à engager ma parole d'honneur pour donner Tassurance que mon fils, le comte Anatole de Montesquieu, ne sortira pas de Vienne et de ses environs sans avoir reçu Tautorisation du Ministère des Affaires étrangères, me réservant le droit, à cause des affaires de famille qui rappellent en France, de solliciter de S. M. l'Empereur d'Autriche de hâter le moment de son départ.

2128. Vienne, 5 avril 1815 (F. 3. 501.1587 ad 2).

Comte Anatole de MONTESQUIOU à TALLEYRAND

'Je donne ma parole d'honneur d'observer exactement Tengagement qu'a pris ma mère.

Comte Anatole de Montesquiou.

DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU GONGRÈS 433

2129. Vienne, e avril 1816 (F. 2. 501.1687 ad 2).

TALLEYRAND à la Comtesse de MONTESQUIOU {Intercepta).

Résultat favorable de ses démarches. Les ordres donnés par Metternich.

Aussitôt après avoir reçu la lettre que vous in*avez fait ThoDneur de m^écrire, j'ai envoyé au prince de Metternich rengagement signé de vous et de Monsieur votre fils qu'elle ren* fermait. Le prince de Metternich, que je suis allé voir ensuite, vient de me dire que déjà des ordres étaient donnés pour que Monsieur votre fils pût vous rejoindre et rester avec vous. Je mets à vous en informer le même empressement que j'ai mis à contribuer à Taccomplissement d'une chose que vous désiriez si vivement.

2130. vienne, 6 avril 1815 (F. 2. 501.1587 ad 2).

Rapport à HAGER Mise en liberté d'Anatole de Montesquiou.

A 6 heures du soir, le comte Anatole de Montesquiou était chez sa mère.

2131. Vienne» 9 avril 1815 (F. 2. 501.919 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 9 avril.

2132. Vienne, 7 avril 1815 (F. 2. 501 .919 ad 2).

Nota à HAGER (en français).

Les sentiments de Marie-Louise pour Napoléon. Vœu qu'elle a fait>

si on réussit à le prendre.

Une personne qui voit souvent la comtesse Mittrowsky a ^t que Marie-Louise avait avoué à la comtesse qu'elle n'avait

jamais aimé dans Napoléon que sa grandeur, c'est-à-dire Téelai du trône, mais qu'à présent elle était si indignée contre lui qu'elle avait fait yœu d'aller à pied à Maria Zell (1), si on parvenait à s'emparer de lui.

2133. VUnne. 7 avrU 1815 (F. 3. 501.919 ad 2).

à HAGER

La Euasie mécoatenU de Murai. Alexandre coii^)iô revexur

à Vienne en août.

M. de Willie m'a dit qu'à la cour de Russie on était très irrité contre Murât et que l'empereur Alexandre prétend être de retour à Vienne au mois d'août, époque à laquelle tout sera fini.

2134. Vienne, 7 avrU 1815 (F. 2. 501.919 ad. 2).

Rapport à HAGER Metternich reçoit Cariati, mais défend sa porte à Gampocliiaro.

Campochiaro est allé à deux reprises dans le courant de la journée du 6 chez Metternich qui ne l'a pas reçu. Cariati, plus heureux que lui, a eu une audience d'une demi-heure.

2135. Vienne, 7 avril 1815 (F. 2. 501.919 ad 2).

Rapport à HAGER Montrond s'installe chez Talleyrand.

Montrond, en arrivant ici le 3, s'est installé chez TalleyranJ et a de sa propre autorité pris possession des pièces occupées jusqu'ici par Sers.

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