‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 79 sur 171 · Vieaae, 13 avril ISIS {F. ï. B01.16M7 ad · texte numérisé non relu

Vieaae, 13 avril ISIS {F. ï. B01.16M7 ad

HAGER à lEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du i:i avril.

"■fi. VieuM, 11 avril 1815 (l-'. ;. SOl.WST ad 3).

Rappoht ù HAGER

«départ de Wrede est ajourné au 15 de même que celui *" prince Radiiwill.

2172. Vienne, 12 avril 1815 (F. J. M1.16S7 ad 2).

Rapport à HAGER Surveillance de Lœwenhielm.

Lœwenhielm continue à passer presque tout son temps, chez ou avec la Werzer,

2173. Vienne, 11 avril 1815 (F. 2. 501.1687 ad 2).

©e à HAGER

La princesse Bagration accompagne le Prince royal de Wurtemberg un bout de chemin. Sa tristesse à son retour. L'audience de Gampochiaro. La prochaine publication dea actes du Congrès.

La princesse Bagrationa accompagné jusqu'à Purkersdorf (1) son bien-aimé Prince royal de Wurtemberg. On a remarqué sa pâleur et sa tristesse lorsqu'elle est revenue. Les adieux ont été si tendres qu'ils pourraient bien avoir pour conséquence la venue au monde d'un troisième enfant illégitime de la vertueuse princesse.

Gampochiaro a encore été reçu hier en audience par Metternich.

Le comte Rossi a dit hier que la publication des actes du Congrès pourra être faite d'ici au 20. Gentz en a lu chez Humboldt (i) le texte presque complet. Il ne manque plus que quelques paragraphes.

i. Purkersdorf, à 19 kilomètres enrtron à l'Ouest de Vienne.

2. Cf. RiifiBRi. CorriipondenzA InediU dei eàrdinAli GoAMtei t'^Puet' Journal de Sëint-Marsan, « 9 avril, le matin conférence chez Humboldtavcc Gentz pour les rédactions • (Pag« LXXVl).

: Vieaoe, 11 avril ISIS (F. 2. ilH.lWl ad 3).

Nota h HAGER (en français). But du voya)(o à Vienne d'? Munlrund : remplacer NapolÉi

Dolim (I ), i]ui est ici je crois l'agent de Bernadotlc, m'a dit ïr que Dalberg lui avait dit hier que Montrond était venu pour proposer au nom de sa clique de se défaire de Bona-

arte, pourvu qu'on leur l.iisse se donner le duc d'Orléans au

lea de Loai» XVMI dont Us ne veulent plus.

}. Vifiiac, 11 avrU Hli (P, 1. 50I.1SHT ad :).

KREDDI à HAGER (rapport do chez U Nonce) (Analyse) (en français).

InqaUtudes c«ii(jas p«r l'«rrivéc de Monlrond. L est toquiet et surpris de la venue de Monlrond à Vienne.

;76. VieDue, 7 avril 1H15 (P. 3. 501.1687 ad- S).

Comle de HliCHBERCi au Comte WESTPHALEN (2)

(Intercepta) (en françaisj.

fk propos <le la dii^timitaliuii de la Bavïèr<!. Toulu l'Europe cil c

11 a été impossible d'arriver jusque vers Friedberg (4) et la Itrière ne dépassera pas les Frontières de Hauau.sî toutefois

^ Pial>«blemeDt Chriglisa- W'ilhelm von Dohm <17&l-1820), l'uii doa repréttBlé de la Pnitse au Cimi^rès de ftastadl, avec le Comte de Gdrt4 cl Ja- |L Rat tard président de la chambre de guerre el des domaines de la prelf> d^hirt-Eîcbsreld, il entra eu H07, quoique saus enthousiasme. «U MMda rai de We^tphalie qui, i soa retour d'une raisBion qu'il avait mn- ■ak Pvta t U Du de Ifi{l7, l'envoya représenter U nouveau rojaume I I* M'da Dreïdc. p«9tc qu'il occupa jusqu'en 1 810, époque A laquelle, à la suite W OMladie, il demBoda et obtint de renlrer dons In vie privée. t U oointe de Wetlphalen. autrefois Burggrat de Friedberg. Cf. dans *î"t«, Aktea dei Wiener Vongreii, IV, AO son mémoire pour Friedherç.

TElecteur consent à cette cession. II eut été préférable d'ajourner les arrangements territoriaux, mais cela eut présenté d'autre part de graves inconvénients. En attendant, toutes les forces de TEurope sont en mouvement.

2177. Vienne, Il avril 1815 (F. 2.501.1M ad 2).

STACKELBERG à TUYLL (Intercepta) (en français) (analyse .

Les accroissements de la Saxe- Weimar. Les préparatifs militaires. Les mouvements des troupes autrichiennes. L'arrivée de l'avant-garde russe A Prague.

Il lui annonce que le duc de Weimar, dont les États s'accroissent d'Erfurt et de 25.000 âmes, devient Altesse Rovale, et lui signale la grande activité militaire qui règne à Vienne, ainsi que le passage constant de troupes se portant vers le Rhin. Le quartier général de Schwarzenberg sera dès vendred prochain à Ratisbonne, où se réunira aussi Tarmée de réserve sous les ordres de Tarchiduc Ferdinand (1).

Il lui parle ensuite des mouvements des quatre premiers corps autrichiens de la grande armée.

On attend aujourd'hui à Prague l'avant -garde russe sous les ordres de Yermoloff.

2178. Vienne, 14 avril 1815 (F. 2. 501.1709 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 14 avril.

l.Ferdinan<l-Charles-Joseph(archiducd'Autriche-E8te) (1781-1850), deuxi^i^' fils de Parchiduc Ferdinand et de l'archiduchesse Beatrix, frère de Frai^' çois IV, duc de Modène» réussit en 1805 à échapper avec ses troupes (d*cor}^ d'armée) à la capitulation d'Ulm et commanda en 1809 le 7« corps qui ope:' sans succès en Pologne contre Poniatowski. Commandant général en Ho^f' (1816), gouverneur général de la Galicie (1830), il prit sa retraiU en fS4<'

Rapport à HAGER Surveillance de Dalberfc.

Visites de Dalberg chez la comtesse Schoenborn, où il dîne de nouveau assez souvent.

2180. Vienne, 12 avril 1815 (F. 2. 501.1709 ad 2).

Rapport à HAGER Bûlow fait ses préparatifs. Il partira probablement le 14.

2181. Vienne, 12 avril 1815 (F. 2. 501.1709 ad 2).

Rapport à HAGER Départ de Méjan.

Méjaii est parti le 11 au soir pour Munich.

2182. Londres, 28 mars 1815 (F. 2. 501.1709 ad 2).

Comtesse TYSZKIEWICZ (née princesse Poniatowska) (1) au Prince Adam GZARTORYSKI (sous couvert Nesselrode) {Intercepta) (en français).

Sa haine contre Napoléon et son départ de Paris dès rapproche dd l'Empereur. D'après ell6, la France l'a en horreur et le subit parce qu'elle y est contrainte.

Les inconcevables événements qui viennent d*avoir lieu en France m* ont déterminée à quitter le pays pour tout le temps

1. Sœur du maréchal prince Joseph Poniatowski, (cf. Lacombb, Vie privée de Tàlleyrànd, page 195) : « La comtesse avait un œil de verre qui donnait A ion profil un aspect bizarre. »

4ol>

LES DESSOUS DU CONGRÈS DK VIETINB

n'est pas encore calmé et continue à tenir des propos <] pourraient faire du mal ii la bonne cause. I) n'y a que l'umi qui a fait réussir la dernière fois. Je forme des vu:uz po que nous la voyions rétablie. C'est la seule cbose qui pe sauver l'Europe et le monde.

Nous avons tous les jours une foule d'émigrés de tout qui nous arrivent. Les Anglais retournent avec la mfme cipitation qu'ils partirent.

Je suis fort inquiet pour ma femme Nathalie.

2186. LondrcB, 31 mari IBIS (F. 3. S04.l7a9 ici J).

GREUHM à HARDENBERG (Intercepta) {en français; (Sous couvert Mûniter).

ËlteL produit en Anglelcrro par la diclaralion du 13 mari. La campagntd l'Opposition. ElTeolifs des Belge», des HolUadais, des AitgJais dani l« Pays-Ban. Le duc de l'élire reparti pour rejoindre le Koi.Sci dtcUnlioM

La déclaration des souverains alliés du 13, ofGcielIeintiit publiée à Bruxelles le ii et insérée dans les journaux de cells ville le ât, a été re<,<ue ici le 27. Elle a produit la plusgru sensation sur l'esprit du public anglais. La grande majorité il accueillie avec enthousiasme, tandis que l'Opposition, qm o pas même soin de cacher la satisfaction que lui a causée l'eii barras où le retour de Bonaparte doit mettre le gouvernenm britannique et ses alliés, la désaprouve hautement duns • journaux qui paraissent sous son influence.

Rien ne peut être plus indécent que le langage que tieoM ces feuilles depuis la dernière catastrophe arrivée en Fr» Elles n'épargnent ni les sophismcs, ni les mensooge-s pO exciter le peuple contre les mesures énergiques du GouvC nemeot. Mais la nation anglaise, trop éclairée pour ne p juger des circonstance*; actuelles, voit qu'elle n'a pas d'altOP native, et qu'il s'agit, non moins que dans la dernière gnern du maintien de son existence, de ses droits, de son comni0n et de sa prospérité.

Les troupes belges organisées sontévaluées à 10.000 boniM "î.les Hollandais à 20.000. Les renforts que l'Anglcleffl

eoToie aux Pays-Bas montent à âO.OOO. de sorte que le total [ de; troupes anglaises, belges, hollandaises sera porté sous peu ) Il yO.OUO hommes au moins.

Le duc de Feltre est reparti d'ici, le 26 au soir, pour retour- L oer auprès du Roi après avoir eu plusieurs conrérences avec I lord Castlereagh et lord Liverpool.

On croyait à son arrivée qu'il était chargé de concerter avec

Ile Gouvernement britannique les mesures que les circons-

I Uoces demanderaient. Mais il n'est pas probable que le Gou-

ITeraemeDt lui ait accordé grande confiance. Il a déclaré qu'il

H suivrait pas le Roi, si Sa Majesté devait quitter le sol fran-

Comtesse TYSZKIEWICZ (née Poniatowska) à TALLEVRAND [Inlercepla).

fcnte dialrîbe conlre Napoléon et ses p'rliMiis. N*ceseiU d'agir de suite tt lui. EUet produit on Franco par l» déclaralion, Soulèvemenl du 1 a'a pas pensé i détaurner las courriers do Virnne, IndifUreace b«B«adeur de France â Londrei.

lelle différence entre le jour d'aujourd'hui et le 31 mars mée dernière. Je bénis le ciel qu'au moment de la catasi vous ayez été absent ; car si vous étiez revenu il y a Ï^Kmaines, sans doute vous n'auriez rien pu empêcher. Cet i infernal, abhorré par toute la France, n'y trouve pas I des secours assez puissants dans la bande des brigands S^Mr lui ose espérer la conquête du monde. Cet homme, IJB, qnJ partout a des agents, ne trouve-t-it pas le moyen, K'fie a'est de paralyser tout fi fait, au moins de ralentir les /eus de répression qu'il est nécessaire d'employer contre iiS'il a deux mois seulement, tout est perdu, tandis qu'en ce Domeot il est positif qu'il a à peine 50.0U0 hommes désorga- * 8 et à peine lO.OUO de cavalerie.

I Toutes les personnes venant de France s'accordent à dire

e la stupeur iï Paris est très remarquable. L'bomme de l'île

■Elbe a l'air très sombre et ee montre peu. La déclaration

nCoDgrès a fait un effet très sensible. Voilà le bon cAté en

j ajoutant que le Midi est en pleine résistance. Ce qui est peu consolant, c'est qu'on croit que cette Vendée tant vantée est fart calme, mais il faut voir ce qui est vrai de cette nouvelle.

M. de Z. (1) mande à sa femme qu'on n'a pas de nouvelles d'Ostende. Il paraît qu'en quittant Paris, au lieu d envoyer quelqu'un de sûr à la frontière pour détourner vos courriers, on n'a rien fait pour empêcher qu'ils allassent à Paris, d'où il résultera que le roi ne saura rien de ce que vous mandez et que Bonaparte aura toutes vos dépêches.

Il n'est pas vrai que Bonaparte ait envoyé Caulaincourt à Vienne.

Votre ambassadeur (2) ici est un bien pauvre homme. C'est l'opinion générale de tout le corps diplomatique et pour un moment comme celui-ci, ce n'est pas sans inconvénient.

2188. Gand, 4 avril 1815 (F. 2. 501.1709 ad 2).

Page 1