Probablement de Bruxelles
2. Cf. Nesselrode à Pozzo di Borgo, Vienne, 21 avril-3 mai 1815. Dépèche n» 318, PoLOVTSOFF, CorrespondàncCt 1. 1, page 215.
« Les dépêches de Votre Excellence sont arrivées au moment où le courrier porteur de la présente expédition allait partir. Sa Majesté Impèriile en a pris connaissance. Les observations f qui y sont consignées, font apprécier davantage l'intérêt majeur de la commission que Sa Majesté confie à votre lèle et à votre activité... »
Il ne serait donc pas impossible que cette dépêche fôt de Po«zo S Borfo.
DU GOLFE JOUAN A l'aCT£ FINAL DU CONGRÈS 503
grande vigueur à poursuivre la guerre contre Bonaparte, mais elle n'est pas populaire en Angleterre. Le gros de la nation ne s'intéresse pas à la médiocrité des talents des Bourbons, tandis qu'un grand nombre admire la témérité de Bonaparte dans tout ce qu'il ose. D'ailleurs, se croyant grâce à la mer à Tabri du retour de son esprit conquérant, 1* Anglais, consultant froidement son égoïsme, ne voit dans cette nouvelle lutte qu'une augmentation de ses taxes et peu lui importe quelle dynastie règne en France.
L'auguste et vertueux Louis XVIII est sans doute à plaindre. Avec les intentions les plus pures, il n'a pas été assez vigoureux pour pouvoir gouverner les Français, tant qu'il résidait à Paris. Peui-il se flatter d'être plus heureux depuis qu'il a dû quitter le sol de son royaume ?... Entouré de Français qui ne veulent le servir ou qui en sont incapables, il donne une grande preuve de sagesse en n'encourageant pas l'émigration. Cependant, pouvait-il s'attendre que le duc de Berry serait assez lâche et assez inconsidéré pour avoir licencié la maison du roi à Béthune, sans même que le roi eût autorisé cette mesure. Si aucun des Bourbons ne sait mourir le sabre à la main pour défendre leur cause, les autres nations sont-elles appelées à verser leur sang pour les faire remonter sur le trône ?... Ce serait se nourrir d'illusions que de se reposer sur un concours efficace du parti bourbon en France. Il n'existe aujourd'hui que parmi les hommes et femmes de soixante ans. Il serait donc dangereux de se laisser influencer par V esprit du Cabinet de Gand qui n'en a pas. Aucun système n'y est fixé sur l'avenir et il est à prévoir que tout le génie de Talleyrand échouera contre l'influence de la médiocrité dominante de Blacas et consorts.
Le duc de Raguse doit avoir suggéré l'idée que le roi prenne à sa solde 15.000 Suisses qui, arborant la cocarde blanche, entreraient en France sous le comte d'Artois et formeraient le noyau de l'armée royale. Faute d'autres moyens d'agir, l'idée pouvait être bonne, mais il est à craindre que son exécution entraînera tant de lenteurs et d'embarras, qui naissent de l'incapacité des individus à qui l'exécution sera confiée, que le Cabinet des Tuileries saura déjouer le plan avant que les 15.000 combattants ne pourront entrer en ligne (1).
1. Cf. Correxpondance de Pozzo di Borgo et de Sesselrode, t. I^pag^e 99.
Cependant, les puissances alliées ne doivent dédaignerai eun moyen d'armement que le roî de France pourni offrir. Mais elles ne sauraient compter que sur leurs propres fora* et sur l'emploi sa^^e et énergique qu'elles en feront.
Pour le moment, la guerre est populaire en Allemagne haine contre les Français distraira même le peuple des gridi qu'il croit être en droit de reprocher au Congrès de VieoM, 11 ne regrettera aucun sacrifice, n'épargnera aucun elTortp faire triompher la cause légitime des alliés contre ruaurpatioO de Bonaparte, pourvu que dans l'emploi des moyens la <li' rection centrale de cette machine colossale porte le caractiB de la vigueur, d'une suite conséquente et d'une justice sévéïft Sans quoi, il pourrait arriver qu'au physique comme au la Coalition mangeât son blé en herbe et qu'à la lin d'ui campagne elle étouffât de ses propres moyens.
2269. Vifime, 28 avril 1815 [V. 1. S0Î.1919 ad 3),
HAGER àrEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 2 (> avril
ZZ70. Vienne, 54 avril IMS (F. !. S01.1919b^ Îi
Rapport & HAGER Surveillancii dp Marie- Louise et du roi de Rome.
Le prince de Parme est venu comme d'habitude déjeiu SchôDbruiia chex Marie-Louise.
t avril 181S (F. S, SOI.lelO ad !
HAPPOBTà HAGER urnemenl du dipart de Stcin.
Stein, qui voulait partir le 24, est obligé de remettra «on il**| part jusqu'à l'achèvement des travaux de la Commission.
DU GOLFE JOÙAN À l'àCTE FINAL DU CONGRÈS 505
2272. Vienne, 24 avril 1815 (F. 2. 502.1909 ad 2).
©© à H AGER (en français).
Les prédictions des ennemis de la Russie. Mot prêté à Alexandre. Les princes allemands et l'accession à la Coalition. Doléances de Darmstadt et de Bade Les projets d'organisation de la confédération.
Les ennemis de TEmpereur Alexandre se bercent de Tespoir que l'orgueil, l'ambition ou la philantrophie de ce prince seront la cause de sa perte et que la couronne de Pologne et la constitution polonaise amèneront la ruine du despotisme continental que la Russie menaçait d^établir sur toute l'Europe. Ils ont raconté hier chez Hitienne Zichy qu'Alexandre aurait dit dernièrement : « J'aime tant Gabrielle Auersperg que si je n^étais pas marié, je l'épouserais certainement. » A les entendre, l'Empereur de Russie et le Roi de Prusse se sont mis sérieusement et assidûment au travail, depuis qu'ils sentent qu'ils sont déjà dans l'eau jusqu'au cou.
Les représentants des princes allemands ont tenu hier une nouvelle conférence chez Gagern pour décider leur accession à la coalition des grandes puissances et pour fixer le chiffre de leurs contingents. Les ministres de Darmstadt et de Bade se sont violemment récriés contre la violence qu'on a employée à leur égard, lors du règlement territorial intervenu entre la Bavière et l'Autriche, par lequel on leur arrache, disent-ils, des territoires bien et dûment à eux, et on leur attribue, et à titre d'indemnité, des territoires in partions infidelium situés sur la rive gauche du Rhin. Les représentants des princes allemands attendent avec une extrême impatience le projet d'organisation de lai Confédération rédigé par le baron Wessenberg en réponse au projet Humboldt du mois d'avril, où il n'est en aucune façon question de la direction de la Confédération.
2273. Monrepos (1) 5 avril 1815 (F. 2. 502.1919 ad 3).
NICOLAY à OTT {Intercepta) (en françai8>.
Conséquences heureuses qu'aura pour le inonde l'entreprise de Napoléon . Impatience avec laquelle on attend le retour de l'Empereur Alexandre.
Nous espérons ici que Tentreprise de Napoléon, qui devait anéantir toutes les opérations du Congrès, aura servi finalement à affermir la paix générale. Cette folie sera le premier service qu'il aura rendu à Thumanité, si, de notre côté, on ne la pousse pas trop loin envers lui.
Vous vous imaginez facilement l'enthousiasme avec lequel notre Empereur est attendu ici. Mais je vous avoue que je redoute pour lui le travail immense qui l'attend à son retour. Ce ne sera pas à cheval ni par des batailles de quelques beure< qu'il pourra rendre le bonheur à ses sujets.
Dieu lui donne la persévérance et la prudence dont il aura besoin;
2274. Vienne, 23 avril 1815 (F. 3. 502.1919 ad 2).
WREDE à MUNSTER et à Wl'STZl'SGERODE (Intercepta)
(analyse).
Il leur annonce qu'il partira le lendemain et que le corot^de Rechberg suivra les négociations avec eux.
2275. Vienne, 22 avril 1815 (F. 2. 502.1919 ad 2).
OTT à TUYLL {Intercepta) (en français).
La guerre contre Murât ne peut durer longtemps.
S'il n'y avait que la guerre d'Italie qui vous y retiendrait, je croirais que l'époque de votre retour ne serait pas bien él'i-
1. Prés de VViborc; où le baron Louis-llenry de Nicolay s'était retiré apr « la mort de Paul 1" et où il mourut en 1820.
nu COtPE JÛCAN
[née, parce que je suis persuadé qu'où ne tardera pas à ae faire Svulicede ce gredJn de Murât qui vient enfin de jeter le masque ^1 de développer toute la beauté de sou naturel. Il me semble
npoBsibte que la chose puisse durer longtemps et l'Italie sera
tuentM pacifiée.
2T7. Viemie, ït avril ISIS (F. 3.502.lesS ad 3).
Rappoht fi HAGER
SurveilJancc de Marescaklii.
Marescalchi, venant de Parme,est arrivé ^ Vienne le H.