SCÈNE XIV
MAX
C'est VOUS qui m'y forcez? à (|uand donc?
BVTISTE.
A demain malin, à jeun, un coup de vin blanc seulement.
MAX
C'est dit.
MICHEL, descendant la scène.
Ahî ah! vous voilà.
BATISTE, bas à Max, Arrêtons les frais!... (Il s'éloigne à gauche.)
MICHEL, à part.(i) Ils sont ctonnans, ils croient que je ne vois rien...
Il se retourne.
BATISTE
Eh bien! qu'est-ce que vous avez donc là, père Michel?...
Oo lui a mis une grande queue de papier derrière lui.
MICHEL
Quoi donc?
BATISTE, la lui ôtant et la lui montrant. Tenez.
MICHEL, riant.
C'est encore ces satanés gamins... ils ne savent quoi s'ingérer... Bath, faut bien que jeunesse se passe. MAX, « part.
Il est vraiment par trop bonhomme, le vieux. (Haut.) Venez-vous, Batiste ?
BATISTE
Allons... Ho!...
(i^ Batiste, Michel, Max.
MICUEL.
Non. M. Max va me tenir compagnie.
MAX, riant, à part.
G*est lui-même qui me retient... Il y a vraiment conscience à le tromper.
BATiSTB, à Max, venant près de lui.
Allons! Ho!...
MAX
Je ne puis pas refuser de tenir compagnie au père Michel... (il part.) Il est si simple... eu sa présence, je parle à Jeanne, et il n'y verra rien.
ENSEMBLE
AïKde valse.
BATISTE, &a5 à Max.
Je vous laisse... à demain, D^bon matin!
Vous serez exact, je l'espère. L'ouvrier vous f'ra voire affaire...
Mais que Michel igiior' notre entretien ! MICHEL, à part.
T'as beau faire avec moi l'malin ; Monsieur Max, vraiment, n^se doute guère Que jVas lui toiser son affaire...
J'attends peu jusqu'à d'main matin.
MAX, à part.
Allons donc... il le veut... à d'main!
Ce ne sera rien, je l'espère; Car je suis cont' lui sans colère...
Ainsi donc, à d'main, au matin !...
Batiste sort par le fond.