‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 17 sur 66 · DUMONT, M- D'ALBAN, COURVILLE, SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

DUMONT, M- D'ALBAN, COURVILLE, SAINT-JEAN

cou RVILLE.

Honneur et gloire à l'homme courageux qui vient de se faire connaître par son dévoùment , sa modestie et son humanité ! Figurez-vous qu'un honnête artisan que M. Hautinval vient de ramener ici dans un état déplorable , était , par accident , tombé dans la rivière qui coule au pied des murs j l'infortuné allait être englouti....

s. JE AN, à part.

Mais il n'y avait pas là trois pieds d'eau.

COURVILLE

C'en était fait, si le ciel n'eût amené dans ces lieux écartés votre honorable ami, qui, voyant le péril que court un citoyen, son semblable, s'élance de la petite voiture où il était avec moi. Je lai vu saisir d'un bias intrépide le pauvre artisan , et le retirer du sein des ondes.

s. JEAN, se récriant.

Oh

i8 LES DEUX CANDIDATS,

COURVILLE, bas, àS. Jean,

Veux-tu bien te taire, drôle! (haut.) Du sein des ondes ; venir, sans orgueil, le déposer à ses côtés, dans son modeste équipage, et le couvrir de son manteau. Aux cris de joie et d'admiration que je pousse, on accourt, on se dit: «Le voilà cet homme qu'on nous « peignait si dédaigneux, si fier! Voyez quelle simpli-

« cité, quelle grandeur! .... ^ ( il feint d'essayer une larme)

Et M. de Hautinval, entouré de ces bénédictions, au milieu de ces applaudissemens, revient.... Eh! justement ! bravo ! bravo ! vivat !

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