‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 19 sur 66 · ACTE I, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IX

HAUTINVAL, sliumiliant.

Mais.... il me semble que tout autre à ma place en pouvait faire autant.

s. JEAN.

Là î voilà ce que je dis. ( La comtesse rit aux éclats. ) COtJRVILLE, has, àS.Jean.

Ah , le butor !

s. J E A N 5 à part , en s'en allant.

Il ment avec une vérité , ce M. Courville !

COURVILLE, à Hautinval.

Vous ne savez donc pas combien vous vous êtes exposé !

HAUTINVAL, piqué , regardant M'"-: d'Alban , qui rit.

Mais non. Que fallait-il après tout ? tendre à un malheureux une main secourable , est-ce un si grand effort? courir quelque danger , voyez le beau mérite! Un pareil dévoiiment doit sembler fort ordinaire ; il n'a rien que de très commun.

COURVILLE

De très commun ! Si vous aviez réfléchi que cet homme, vous entraînant dans le courant, pouvait fort bien.... Il n'est personne qui ne sache quelle est la force incroyable d'un individu qui se noie.

D U M O N T , avec une fausse crédulité.

Oh ! cela , c'est connu.

COURVI LLE.

Je vous dis que c'est un trait superbe. Quel dommage que le journal de la ville , qui déjà parle de nous....

DUMONT

Ah ! serait-il vrai ?

COTJRVILLE, portant à Damont le journal et plusieurs morceaux de papier.

Tenez.... et les listes.

IIAUTINVAL, à l'Hôte , pendant que Damont examine le journal.

Monsieur l'Hôte, que l'on se hâte de prodiguer à mon pauvre artisan tous les soins que réclame son état. l'hôte.

Fort bien , monsieur ; je vais donner des ordres pour que rien ne lui manque.

(Il sort.)

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