‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 28 sur 66 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

COURVILLE, à droite de HAUTINVAL.

HAUTINVAL.

Le drôle ! avec ses visions ridicules !

3a LES DEUX CANDIDATS,

Mais quand j'y songe ! si , par aventure , elles avaient quelque réalité ?

HAUTINVAL.

Comment ?

COURVILLE, vivemeut.

Si le neveu de Dumont était en effet amoureux , nous serions sauvés.

HAUTÏN VAL.

Sauvés ! expliquez-vous.

COURVILLE

Madame obtiendrait tout du neveu, le neveu tout de l'oncle, et l'oncle.... mais il faut retenir à l'instant JMadame , qui va partir,

HAUTINVAL.

Quel discours ! qui , moi , moi ! pour gagner un Dumont.... Savez-vous qui je suis pour me tenir ce langage ?

COURVILLE

Vous êtes un seigneur.... très difficultueux , qui ne veut s'aider de rien, ni me seconder en rien.

HAUTINVAL, à part, s'en allant.

Pressons plutôt le départ d'Emilie; elle désapprouve mes projets , et je dois l'éloigner.

COURVILLE

Vous sortez ? apprenez donc au moins quel emploi j'ai fait de vos fonds, et ce que m'a coûté pour l'insertion l'article du P^éridique^ que j ai broché moi-même.

Monsieur, épargnez-moi la honte de semblables moyens, et n'oubliez pas, je vous prie, quels que soient mes projets et.... mes désirs peut-être , qu'étant ce que

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