‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 31 sur 66 · ACTE II, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE I

partir avant une heure j j'ai donné ma parole ; entendez-vous , monsieur ?

l'hôte.

Ce n'est pas une raison pour que je manque à la mienne.

HAIJTINV4L, à Ini-mème.

La sienne ! où en sommes-nous ? Il a donc une parole aussi ! De quoi ces gens-là se mêlent ? Ah ! vous me répondez sur ce ton ! Je vous apprendrai bientôt ce que je puis , et si ion me brave impunément. l'hôte.

Eh! monsieur, l'affluence des étrangers est telle, que nous ne savons à qui répondre.

H A UT IN VAL j avec la plus grande violence.

Ah ! vous ne savez ! Nous verrons , nous verrons , parbleu !....

l'hôte.

Et quand je n'ai pu même aller chercher ma carte d'électeur....

HAUTINVAL, s'arrètant toat à coap.

Votre carte d'électeur ?.,. est-ce que par hasard vous seriez?....

L HOTEj se redressant.

Comment, monsieur, par hasard?

HAUTINVAL, s"inclinant légèrement.

Monsieur, je vous.... (à part , avec force.) Mais il en pleut donc de ces gens-là ! voilà le troisième contre qui je vais me heurter.

l'hôte.

Monsieur, il me vient une idée: si ce n'est que pour douze ou quinze lieues, on pourrait arranger cette voiture.

34 LES DEUX CAl^DIDATS,

HAUTINVAL, d'un air contraint.

Ah ! monsieur , votre obligeance....

l'hôte.

Pourquoi donc ? on se doit réciproquement.... je ne vous crois pas fier, et....

HAUTINVAL.

Monsieur, c'est trop de grâce que vous me faites.

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