ACTE m, SCENE T. S'î
de se contraindre avec nous , tant il se croit sur du succès ! Et comment, en effet, ne serait-il pas enivré des rapides progrès qu'il fait à chaque instant ? Sais-tu que l'aventure de ce matin a fasciné tous les esprits, et l'a rendu tout-à-fait populaire, lui qui passait ici pour orgueilleux et dur? Il faut convenir aussi qu'il est bien servi par son âme-damnée de Courville, qui se trouve en tous lieux, s'eujpare des électeurs à leur arrivée, les va chercher lui-même, et les harcèle, et les héberge.... Je crois que ce coquin est un de ces entrepreneurs en nominations nouvellement établis.... de ces cabaleurs à la suite de nos candidats ambulans.... Quoi qu'il en soit, je crains, je l'avoue, que l'intrigue ne l'emporte. Si pourtant tu avais voulu tirer parti de tes avantages , il n'est personne qui ne t'eiit rendu justice. On m'a dit même que plusieurs hommes distingués qui pouvaient avec droit devenir tes compétiteurs, en apprenant ce matin ton succès , se sont retirés.
DERCY.
Retirés! et pourquoi? Ne savent-ils pas qv.e, pour éloigner l'intrigue, les gens de bien ne sauraient être trop nombreux , les choix trop balancés ? [Que ce n'est qu'après l'examen de nos titres, le conflit de nos droits opposés, que, vainqueurs, nous pourrons nous applaudir du triomphe; vaincus, nous consoler de la défaite, en voyant que notre pays a trouvé quelqu'un plus digne que nous de le représenter?] Mais voici madame d'Alban.
55 LES DEUX CAISDIDATS,