ACTE m, SCENE VI. G
1 entendre raconter comment il a reçu de grand malin la visite de M. Courville.
DU M ONT, DERCY.
Qu'en tend s -je !
COURVILLE, à part.
Morbleu !
s. JEAN, Goatrefaisant l'ivrogne.
«Moi, dit-il, voyant un si galant homme, un homme « d'ëpée, qui parle d'or, et me fait ses petites proposi- « tions, je lui réponds que, poiu- lobhger, je vais me " jeter au beau miheu de la rivière. — Non , me dit-il ,
« car il ne faut pas que celui qui te sauvera se
« mouille. »
DERCY, m'"* d'aLBAN.
Ah ! quelle découverte !
DUMONT
L'excellente aventure !
s. JEAN, continnant.
« Et là-dessus, le galant homme me donne cent écus « pour ma femme et mes enfans ; je n'en ai pas, mais « c'est égal , je bois à sa santé ; et vive la joie ! »
D U M O N T , avec éclat.
Ah ! parbleu , monsieur de Courville , voilà de quoi régaler toute la ville à vos dépens ; j'en veux prendre ma part, (à Dercy.) Je réponds à présent de ta nomination. IVIadame, excusez-moi; la chose est trop importante....
(Il sort par le dehors.) COURVILLE, suivant Damont.
Doucement donc, monsieur Dumont; permettez !...
s. JEAN, suivant Courville.
Permettez donc, monsieur Courville, attendez !