‹ Les deux candidats, ou, Une veille d'électionsChapitre 63 sur 66 · ACTE III, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIII

HAUTINVAL, avec hantear.

Oui, madame, il suffit ; vous pouvez disposer de vous : je me rends enfin justice en vous rendant votre parole.

( Elle voit Conrville au fond du théâtre, saine Hautinval et soit. ) SCÈNE IX ET DERNIÈRE.

HAUTINVAL, COURVILLE.

HAUTINVAL, sans voir Conrville.

Je perds tout à la fois , honneurs et dignités : eh bien! j'abandonne tout.... sans regret.

COURVILLE

Monsieur, rien n'est perdu, si vous voulez m'en croire.

HAUTINVAL.

Osez-vous bien encore !....

COURVÎLLE.

Monsieur le Comte , j'ai pu commettre ici quelque bévue, je me plais à l'avouer, et j'en suis désolé : mais convenez qu'aussi , forcé de vous refaire une réputation de popularité, j'avais diablement à faire.

Est-on plus insolent ?

COURVILLE, rapidement.

Nul doute que votre concurrent ne l'emporte à présent , et que notre aventure ne se répande dans les départemens voisins 5 il faut nous éloigner. Vous n'avez point habité les Pyrénées, on ne vous y connaît que de loin , les opérations n'y sont pas commencées, nous partons tout à l'heure en poste ; et sans prendre les

souterrains, nous briguons ouvertement un honneur

que nous emportons d'emblée.

HAUTINVAIi, se retournant avec force.

Vous le croyez ! sachez que j'aurais d'autant phis d'espoir que mes relations nombreuses..., mais courir ainsi de poste en poste ! que dira-t-on de moi?

COURVILLE

Que voidez-vous qu'on dise ? j'ai connu un candidat qui, de collège en collège, a fait ainsi son tour de France.

HAUTINVAL.

Eh bien, le sort en est jeté , partons !

COURVILLE

Partons pour les Pyrénées. >

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