PREFACE
C'était, si je m'en souviens bien, en iH3^. Je venais de déserter l'école de Hegel pour m'asseoir aux pieds du Christ. Un soir je m'entretenais de mes études d'histoire avec un pieux et savant ami, que Dieu a rappelé de ce monde i la fleur de ï'flge. Au milieu (l'une douce et sérieuse causerie où nous échangeons nos idées avec toute la vivacité de la jeunesse, il me dit subitement : a Re- GÙB la Cité de Dieu et donne it ton livre pour titre : les Peux Cités. » Cette parole imprudente a décidé de ma vie; avec la rapidité de l'étincelle électrique, elle a allumé dans mon ftme un feu ijui brûle encore. Rien n'a pu l'éteindre, ni le sentiment toujours plus vit de mon impuissance, ni les objections de plus en plus graves <]n'o{q>osent àlafoilesscîences, ni la pensée si triste de la brièveté de la vie. J'ai vécu et je mourrai avec cette idée des Dettx Cité» qui s'est coomie identifiée avec moi. Elle a été mon guide dans toutes mes études, le foyer vers lequel ont convei^ toutes mes méditations, l'abeille mère qui groupait autour d'elle l'esaum croissant de mes connaissances et de ce que j'appelle mes décou- »ertes.
Dans sa Cité de Dieu, saint Augustin, le plus grand génie de l'ancienne Eglise, plaidait la cause la plus aisée à défendre, celle des vainqueurs. Les faux dieux tombaient à terre devant la croix; la phîlosoptaiej qui se mourait de vieillesse, évoquait les démons; \f pionde païen s'écroulait sous le poids de sa propre corruption, ut au milieu de ses ruines avmt grandi l'Eglise, qui du palais des
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Césars, régnait déjà sur l'empire romain. La seule objectiod sérieuse que .'Evéque africain avait à réfuter, c'étaient les malheurs qui frappûeut à coups redoublés los nations devenues chrétiennes.
Aujourd'hui la même cause semble désespérée. L'incrédulité triomphe, l'Eglise se meurt, et son plus redoutable adversaire, c'est elle-même. 11 fondrait pour la défendre, plus qu'un Augustin, et je n'apporte à cette entreprise que de la bonne volonté et de longues études.
Si l'Eglise se meurt, c'est que la victoire qu'au quatrième «ècle elle avait remportée sur le monde païen, n'avait été qu'une déplorable illusion. Les nations dont on fermait ou renversait les temples, se faisaient baptiser, sans se convertir de Satan à Dieu et du vice à la sainteté. Elles infectèrent de leurs souillures et de leurs erreurs l'Eglise qui les recevait dans son sein. On crut que te monde s'était fait chrétien, et c'étut le christianisme qui s'était mondanisé. Aussi l'histoire ne fut-elle plus désormais qu'une longue série de scandales qui sont l'arme la plus acérée de l'incrédulité moderne.
Du vivant de saint Augustin, l'Eglise élait encore au bénéfice de ses trois premiers siècles de martyre et d'héroïques vertus. Elle avait le droit de se déclarer la lumièreetleseldela terre. Malgré toutes ses infirmités, son Fondateur et son Oief pouvait lui dire : a Tu as été fidèle jusqu'à la mort, reçois ta couronne de vie (1).» La cause du Fils de Dieu ne se distinguait point de celle des hommes, ses serviteurs. Plwder l'une, c'étut i^ider l'autre. Mus de nos jours il faut les isoler, même les opposer. Pour sauver la gloire du Dieu d'Israël, il faut, comme Jérémie la veille de la ruine de Jérusalem, annoncer au peuple élu qu'il va périr et que ce sont ses péchés qui le perdent. Il but rappeler à l'Eglise que selon sa sinistre prédiction, Jésus-Christ, à son futur retour (et quatre ou cinq générations nons en séparent à peine), trouvera (ont auuipguh foitur la terre (2) qu'à sa première venue.
Malheur à l'apologiste assez fiinalique pour joatlfiar san» diatinclion tout ce qu'a fait et dit l'Eglise depuis Constantin à dos temps I
II) ipM. Il, M. - n u> van, (.
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La monde se détournerait de lui avec ce dédain que lut inspire l'apparence même de la nanvaise foi, car il n'est point tellement plongé dans le mal qu^l n'admire les sublimes vertus dont le Christ a donné l'exemple et fait un devoir aux siens, et qu'il ne mesure avec une parfaite justesse Técart entre l'idéal divin et la réalité hiatoriqne. Qu'on ne vienne donc point avec d'adroits sophismes lui démontrer que les crimes et les erreurs de l'Eglise soi-disant inhïllible sont de saintes vérités et de saintes œuvres. Son indignation retomberait en plein sur le Christ, qui! rendrait responsable des violences faites h la conscience et à la raison.
Mais quel est le prophète qui, dans cet inextricable chaos qu'on tf^Ue l'histoire de l'Eglise, saura démêler d'une main sûre, le tùen et le mal, le vrai et le fonx, le saint et te profane? Qui aimera •ases la vérité pour ne pas craindre de blesser au cœur en la dï- MQt sea pères et ses fi^esT Qui aura assez de charité pour que l'amertume n'empoisonne jamais ses censuresl Qui saura tout Jk la km fondroTCr le meiuonge qui se dit être la vérité divine, et respecter la moindre trace de vérité jusque dans la plus déplorable erreur ? A quoi serviraient d'ailleurs et la charité et la vérité sans Je aoufile d'En-Haut, qui seul donne blaperoledu crojant la puissance de se faire écouter de son siècle, de convertir les incrédules, de raffermir les Ames ébranlées et de f«re pénétrer des lumières nouvelles dans le cœur dea courageux témoins de Jésus Christî
Pour nous, selon la mesure de nos lumières, et sans nous faire d^luatona sur les difficultés oii nous noua engageons, nous ne reconnaiaMHiE pour de vrais successeurs des apdtres et des premiers chrétiens que les hommes qui, pleins d'une foi vivante au Sauveur, ont été renouvelés intérieurement par l'Esprit de sainteté. Noua reconnaîtrons pareillem^it pour unique règle de la vérité, la révélation du Christ telle que ce même Esprit l'ext^ique aiu vrais croyants et qu'elle se trouve consignée dans nos Saints livres.
Noua condamnerons donc sans pitié : dans l'Eglise catholique, le culte des saints et des images, nouvelle édition expurgée du vieux paganisme; l'esprit de persécution, qui est celui des Néron et des Dioclétieo ; le principe exclusif d'autorité, qui par la foi serrile tue la foi individuelle; la prétention de régner avant le temps
sur e monde (c'est là le mystère d'iniquité que saint Paul voyait déjà se former au sein de l'Eglise naissante); l'infaillibilîté de Rome et des papes, qui est l'impénitence finale, et la création de l'ordre des Jésuites, qui est avec llnquisition le plus grand ennemi de Jésus.
Aux Eglises protestantes nous reprocherons d'avoir soumis Ueu k César, l'Eglise à l'Etat; accepté de Rome l'héritage de l'intolérance; scandalisé le monde et détruit elles-mêmes leur force s{hrituelle par leurs sectes, fruit de l'orgueil ou de la persécution; sacrifié la sanctification au pardon gratuit, la liberté humaine à la prédestination divine, les sacrements à une fausse spiritualité, le ministère évangélique au sacerdoce de tous. Aussi sont-elles si malades qu'elles ne peuvent rejeter de leur sein ceux qui renient ouvertement le Christ, et leur actÛHi sur le monde est si faible que leurs capitales sont à peine moins immorales et moins impies que les cités catholiques.
Quant aux Eglises d'Orient, elles dorment du plus profond som> mal; peut-être Dieu les réveillera-t-il bientôt en suscitant du milieu d'elles un grand prophète, un puissant réformateur.
Cependant si les Eglises ont, comme Israël, été infidèles à ieut Seigneur, il est demeuré fidèle (1 ) et agardé toutes ses promesses. 11 avait annoncé que son règne sur le monde ne daterait que de son retour {% et que jusqu'alors il y aurait peu d'élus (3). Ceux donc atvc lesquels il a été, il est, il serajtaqu'à la fin du monde {A), ce n'est point la foule immense de ceux qui sont revétos des charges officielles, c'est le petit troupeau {&) des humbles, des débomtairet qui seuls doivent hériter la terre {&) . Les vrais croyants forment une traînée continue de sainte et vive lumière dans les ténèbres morales des Eglises visibles et à travers leurs longs siècles de scandales. Mais (h&tons~nous de le dire), à la foi les rend tous égaux en humilité, de nmssance ils appartiennent k tous les rangs de la société ainsi qu'à toutes les communions. Il est dans leur nombre des rois etdes esclaves, des artisans et des hommes d'Etal, des seigneurs et dessavants ou des artistes, des papes et des curés.
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des érfiqnes et des puteun, des missionnaires {HXttestants ou catholiques, des sœurs de chsrité ou des diaconesses, des pauvres de L^que Rome persécutait, et des moines mendiants. Leurs noms peuvent ne pas être inscrits dans les annales de l'histoire; ils le toùl tous au ciel dans le livre de vie. Plusieurs de ces noms-là sont ■a reste parmi les plus illustres de la terre. Je ne citerai que Keppler, Pascal, Newton et Leibniz.
Ces vrsb chrétiens, qui depuis quinze et seize siècles sont perdus dans les Eglises déchues, sont, à mon avis, la seule apologie victorieuse du christianisme par l'histoire. C'est d'eux quo JAsus-Christ disait : s La sagesse est justifiée par ses enfants (1) . ■ Mais ils la justifient par leurs vertus cachées plutAt que par leur gloire terrestre et leur influence sociale. Ce n'est pas n dire que l'Evangile n'ait la puissance requise pour renouveler et sanctifier tlmmaDité. Il a fiait, bien au contraire, ses preuves dans les limites du monde romain sous les Césars : Jésus-Christ s'était alors réellement acguis par son sang, par sa parole et son esprit, un peupie particulier si zélé pour les bonnes œvvres (9) qu'il différait absolument de tous les autres. De même k son retour le Seigneur créera sur toute l'étendue de la terre une Eglise universelle et tisible qui proclamera avec éclat sa divine puissance. Toutefois, les siècles qui s'étendent de l'ôge d'or passé à cet jige d'or futur, les séparent plus encore qu'ils ne les relient, et, d'après les révélations de saint Jean et de Daniel, ils appartiennent au vieux monde païen bien plus qu'à un nouveau monde vraiment digne du nom de chrétien.
Le monde qui se croit chrétien, disons-nous avec les prophètes, est en réalité païen. C'est ce qu'il travaille à nous démontrer depuis plus d'un siècle. Les nations idolâtres de notre Occident étalent entrées dans l'Eglise par la contrainte bien plus que par la conviction; elles avaient changé de dieux et non de cceur, et le cœur de l^omme est de nature avide de jouissances terrestres. Elles se soumirent néanmoins avec une merveilleuse docilité à la rude discipline des prêtres qui avaient oublié le doux langage de l'Evangile, et qui, sans mettre fin à la servitude, à la guerre, ii la
{» XalU.II. I*. - IX (rUrnH, Ml i TIU II, it.
tyrannie, à la mûàre, les coiuolaient par l'eipénuce à» la félicité céleste «t les épouvantaient par la menace de l'enfer. Le jour M enân venu où elles se sont lassées de toujours trembler et souffrir. Tous ces géants qu'on avait mis aux fers et qu'on apaïaait à force de bonnes paroles et de sermons, ont brisé leurs cbaInM. 'Ils réclament des Eglises saisies d'effroi leur part aux jouissances de cette vie. Les nations, selon la prophétie du Psalœiste, B'as> semblent contre l'Eternel et son Christ : a Rompons leurs liens, disent-ils, et jetons loin de nous leurs chaînes (1). •
Nous donnions à ces peuples le nom de païens ; c'était leur faire trop d'honneur. Les païens repoussent Celui qu'ils ne o<mnaissent point et auquel ils peuvent croire encore; nos peuples soi-disant chrétiens, au contraire, renient Celui qu'ils ont connu ; ils foulent aux pieds le sang de cette alliance qu'ils avaient contractée avec Dieu. Us sont antichrétiens.
Ils ont d'ailleurs à leur disposition de nombreux engins de deatruction dont au quatrième siècle on ignorait jusqu'aux noms. Leur premier point d'attaque, c'est la Bible. Pour la démanteler, ils ont ia critique. Cette science moderne admet avec une remarquable inconséquence l'authenticité de tous les livres saints, atuf ceux des Hébreux. X^s Kings, les Védas, les Lois de Manou, le Zend-Avesta, le Coran datent tous des ùècles ou des auteurs que la tradition indigène leur attribue. Mois des Evangiles on ne laisse pas subsister intacte une page. Puis arrive la géologie, qui prétend que la vision des six jours est pleine d'erreurs, et que l'homme a deux cent mille ans d'antiquité. Les sciences naturelles i leur tour doivent fournir la preuve de l'origine simienne de l'homme et de la multiplicité des espèces humaines, A l'arcbéologie est dévolue la t&che de démontrer la fausseté de la tradition humanitaire du paradis et de l'&ge d'or par les grossiers outils du premier &ge de la pierre et par l'anthropophagie des plus anciennes peuplades. Entin, l'école de Voltaire iiarcourt d'un œil moqueur l'Ancien Testament pour noter tout ce qui peut étonner ou blwser ce vulgaire bon sens qui ne juge de tout que sur l'apparenc* et qui est incapable d'un instant de réflexion.
Ia Bible démanteUo et les sources de l'tiidtoire sainte taries, les anttcbrisU portent leurs efforts sur le fondement de toute religïcMi qaelc4NM|ue, la (bî tn EHeu vivant. C'est le dnsme qui détruit cette foi, en niant mi nom de son dieu immuable et des lois pbysiquei pareillement immuables, toute intervention divine dans les choses humaines, depuis les miracles de résurrection jusqu'au moindre . eiaucement de la i»iëre.
Cependant le dieu des déistes a gardé sa personnalité. Tout mort qu'il semble être, il pourrait reprendre vie et force, et redevenir l'énergie infinie, l'infinie justice, la miséricorde infinie, hef pantbtistes accourent à la rescousse. Ils brouillent Dieu et lo moode, le fini et l'infini, l'absolu et le contingent, l'esprit et la matière, le bien et le mal, l'être et le non-étre. Sophistes dédaigneux, ils renversent tes fondements de la pensée en rejetant le jNÎncipe de contradiction et affirmant qu'être et n'être pas sont identiques.
Mais ils laissent subsister l'esprit qui pourrait un jour se dégagei des étreintes du monde et remonter sur le trône vacant de la Divinité. Arrivent les vrais athées, pour qui tout n'est que matière. Us ttchèvent dans le domaine de la théorie la destruction de la vérité en bouleversant les fondements de la morale. Ils refusent toute réalité k la conscience, k la liberté, à la responsabilité, au sens de la justice.
Tandis que les travailleurs de la pensée font au Christ une guerre h mort d'arguments, d'autres ouvriers traduisent en faits et gestes les principes du matérialisme, lis ne discutent pas sur l'histoire et ne l'écrivent pas, mais Ils la font, et ils menacent la duétienté d'une dernière irruption de barbares bien autrement sauvages que les barbares païens qui avaient envahi l'empire Tomaio. Ce qu'ils veulent, c'est l'abolition de la propriété, de la famille et du mariage, la destruction des temples et la suppresnon de l'Etat. Ils veulent vivre sans Dieu et sans crainte de Dieu, lans loi ni remords ; ils veulent être libres de tout joug et ouir.
Voltaire avait dit : < Ecrasons l'infâme sous nus sophisme». > Nos socialistes disent : ■ Terrassons l'imbécile sous nos coups de poing, » et les sophistes : « Enterrons-le avec honneur. »
Telle est lu .société anlichrélienne à laquelle s^nt Augustin «urait dû de nos jours démontrer par l'histoire et par le raisonnement qu'elle est, malgré ses triomphes présents, la cité ciimùielle des ténèbres, et que la cité durable de la lumière est l'invidble et humble Eglise des rachetés, qui semble près d'expirer.
Telle étant la tAche que je m'étais imprudemment imposée, comment devais-je repousser les agressions d'aussi nombreux et redoutables adversaires? comment leur démontrer la fausseté de leurs divers principes?
Voici le plan d'attaque et de défense auquel je me suis arrêté : Dans les Prolégomènes, je passe en revue les idées que l'humanité s'est faites, à seR différents ftges, de sa vocation, de sa nature intime, de ses destinées passées et futures, de sa chute continue ou de ses lents progrès, en un mot du plan de son histoire et des lois de son développement. Le résultat de r;e long et pénible travail est de démontrer que les peuples, en abandonnant la tradition primordiale, les philosophes, en négligeant ou repoussant la révélalion du Christ, imaginent des fables puériles ou d'éphémères systèmes. Les historiosophies(l) mêmes d'un Hegel et d'un ScheN ling ne sont que des jeux d'enbnis auprès de celle d'Esale et de Daniel, de saint Jean et de saint Paul. Seule elle embrasse et explique tous les siècles, tous les peuples, tous les ordres de faits. Seule aussi elle donne une pleine satisfaction au sens commun, à la conscience morale, il l'instinct religieux et à la raison.
Ce sont ces ProUgambnet que j'offre aujourd'hui à notre Suisse romande, oîi je compte de nombreux amis; k la France, qui, je le crains bien, malgré la communauté de la langue, ne verra en mol qu'un étranger; k l'Allemagne, ma patrie intellectuelle, qui, en traduisant mes ouvrages, m'a depuis quarante ans adopté pour son enfant. Pendant que je travaillais à cet écrit, W. Herschelt s'est souvent présenté à mon esprit, passant une graude partie de ses nuils, suivant son expression favorite, à balayer avec son télescope la voùle céleste pour y noter les phénomènes qu'il se pro-
il| Mal an peu laiiril, mm ladiupeanliJt, que J'mpniate ipMt wnukl t l'UlfH»».
pocait d'étudier flu& tard avec soin. J'ti de inâme balayé les peuples et les âècles pour y ramasser tous les mythes, toutes tes révélations, toutes les vues philosophiques qui pourrùent, ^irès mftr eiamen, jeter quelque lumière sur les grands problèmes de lliistoriosophie. Au risque de lasser à l'excès la patience de mes lecteurs et de faire de tels chapitres de mon livre une simi^e revue bibliograidiique, j'ai recueilli la mcûndre paillette d'or dans des ouvrages auxquels on avait à peine pris garde et qu'on avait bieotàt oid>Ués. Biais mes successeurs me sauront peut-être quelque gré de ce bilan de la science historiosophique, qui a été achevé dans les années 1870 à 1873.
J'ai d'ailleurs un regret à exprimer à mes lecteurs et des exeoses à leur fiûre. Mon regret est de m'étre trouvé parfois dans l'impoeùbilité d'indiquer le volume et la page oii j'avais pris tel texte. C'est que mes premières études avaient été faites en vue d'un é<»ît d'à peine deux cents pages, où les ofùnions des philosoi^ies auraient été très-brièvement résumées sans aucune olatîon. Mes excuses ont pour objet la liberté que j'ai prise de renvoyer & mes [vécédenta écrits. Mus en fiiisant, pendant ces dernières années, la révision de mon travail, je craignais, et je crainseocore, de ne pouvoir exposer dans leur ensemble mes vues sur la philosophie de l'histoire, et quand je devais y faire allusion, j'ai cédé k la tentation d'indiquer au bas de la page les opuscules od je les avais développées déjà par fragments.
Je reprends l'expoàtion de l'ensemble de mes travaux.
Comme les Romains ni les Grecs ne s'étaient pas même posé le problème du plan de l'histoire humanitaire, rien dans la Cité de Dieu ne saurait correspondre à nos ProUgom^aet (1). Hais les dix premiers livres où saint Augustin feit la critique des religions et des (diilosophies païennes ont leur pendant dans la première partie, toute polémique, des Deux Ciléi. Le titre en est : Zo divinité du cAriitianimte démontrée par la thiorie de la connatuonce et p€tr la pratique de la vit. Nous n'avons plus affaire, comme l'Evéque dllippooe, avec des ennemis qui nous concèdent d'emblée
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l'exUtMKe de IKeu et la possiUlIté du miracle. La question n'est plus dmirietnent de savoir qoél est le vrai Mea : celui de l'Ei^w ou celui du Capttole. Il ne noni est plus mime permis de nous senir des armes dont faisaient encore usage les apologètei du •ièola passé. La preuve tirée des miracles et des profriiéties suppose démontréa ï'aalhenticité de la Hbie enttfere, et de nos jours, 1b critique, battue mille fois, ne s'avoue jamais vaincue. Anari n'ai'je point tenté d'entrer en lutle avm elle. Je n'ai pas mtoM eu recours, avec Vinet etH. Ch. Secrétan, à la méthode psychologique de ftacal, qui, pour arriver à la rédemption , pvt d« la misère de rtiommft, du sens moral, du péché et de ses aouFfranoes; le siècle nous opposerait sa grande découverte que l'homme, étant tout matière, ne peut fiiire ni mal ni bien. La méta}diysiqae ne m'était pas de plus de reatource ; elle ne fourlùt plus aucun principe incontesté, depuis que les sophistes hég^ liens ont &it table race de toutes les notions ontologiques, lùùs il est au moin» une question préliminaire que les écoles devraient toutes se poser avant de se permettre la moindre aUrmation, et où l'erreur est plus facile à reocmnaltre que paiioat atlleurs, Cest le grand et ra<Ucal problème de la rUorù de la mkruiii$anct. Cette théorie, telle que l'ont comprise Baooo, Ficbte, Baader, M. Eruest Naville, ClMide Bernard, peut se résumer en cet trois mots : la déduction, ou la raison humanitaire, le moi humain (et non individuel); Vâiduetion, ou l'observation du doomoi, c'est-k-dire de la nature, de l'homme et de Dieu, et l'ouimikition, la découverte, ou (que l'on me permette ce néologisme) la eonductûm, qui est la synthèse du moi et du non-mo! (1). Si l'on applique cette formule aux systèmes de nos diverses écoles philoiiophiquet, on les verra toutes rejeter ou ignorer un des tron termes, et ce simple vice de méthode explique immédiatemeni leurs erreurs de doctrines. Le christianisme seul fait appel en même temps à Vividenee des vérités déductivea, à la eertitûd» d^% bits extérieurs et historiques, et à l'intime cotanctùm qui naît d« l'assimilation de ces fidts par l'esprit. Aussi l'Evangile est-il la
Knk ptailoMphic qui coordonne et harmoniK toutes nos c «nées. MaU en prôduiiuit l'unité dan* notre vie intellectuelle, elto met en même temps notre vie pratique en accord avec nos principes. L'ai^mentatîon baiée sur la théorie de la connaissance a ainû u contre^preuve dans l'histoire de la vie humaine (1) talle que Dieu l'avait faite, telle que le péché l'a défaiu et telle que l'a refaite la foi chrétienne.
Quel cet cet Evangile que tout ami sincère de la vérité s'appro< priera par la foi,et qui devient une partie intégrante de notre AmeT Cest ce que je m'étais proposé de dire dans la deuxième partie des DtuxCitét. Saint Augustin a disséminé dans tout son ouvrage lés exiriicationa des vérités révélées. J'ai préféré réunir en un volume et en un système ce que j'oserais appeler la science chrétienne. Dans l'exposé que j'en ai tenté, j'û suivi la méthode synthétique, tout en limitant mes études aux questions qui intéressent i'hisloriosophie. Je para de Dieu et descends par son Verbe et son Ba- |Wit vers les choses créées. La déHnition que Jéhovah a donnée de lui-mdme k Moïse : Je tuù celui qui tut'i, me permet d'en déduire, éclairé à chaque pas par les saintes Ecritures, non-seule oient toutes les perfections de Dieu, mais la nécessité psychologique de la Parole étemelle et de l'Esprit divin. Je substitue d'aiDeurs & la doctrine ordinaire de la Trinité, celle du Dieu tripersonnel, qui seule bit droit à toutes les révélations bibliques, qui seule répond à la croyance de la primitive Eglise, qui ne porte pas la moindre atteinte à la pleine divinité de Jésus-Christ, et qui, tout en rendant peut-être les mystères plus insondables, fait au DMHos disparaître les contradictions dont se scandalisait la raison (3). Du Verbe et de l'Esprit par qui Dieu a créé toutes choses et qtii forment la transition de l'iofini au fini, nous poursuivons notre route à travers le monde. Nous franchissons d'une course rapide le domaine des anges et celui de la nature et nous nous arrêtons auprès de l'homme. Il s'offre à nos études dans sou indMtructible essence, dans aon état de chute et dans son état de rédemption et d'initiation (3). Eniln, je donne la théorie gé-
|t) 1j rMution IMplUie it nlta hlitoln ul t pcn prta Itrnlote. - De M» Itl fntabrs *"««»l«, llBIOMlÉocundiniiJ'ilpIuiionTeiilrapWBifDIé la TJrilf ibcmi tttn UIMt: l> rM*l*lr(*l4<i'M«ililianl,«D tuk t■a>olu<•
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nérale de rbistorioM>pbie : les trois &cteurs, Dieu, la nature et rhomiae, qui par leur concours produiaenl tes natioDB et, avec le mal, déterminent leurs destinées (1); les lois du déreloppemoit des peuples ou la biologie historique [3), et le plan de l'histoire de l'humanité (3) ou l'historiosophie profurement dite.
La troisième partie des Deux Citéi, qui serait le corps de l'ouvrage, contiendrait les récits de l'histoire du monde, si ma vie devait dépasser toutes les limites de la longévité humaine. Ces récits démontreraient, d'un flgeet d'un peuple à l'autre, que llntuition biblique, unsi que je l'ai prétendu dans les ProUgominet, bien réellement embrasse tous les faits et lesexidtque tous. Dans un premier livre je traiterais du Monde de Vaurore des temps, c'està-dire de la création des étoiles et des anges (i) ; car je dois, avec sahit Augustin, relier d'après la Bible les destinées de l'homme à celles des intelligences célestes, et l'astronomie fait de notre planète et du système solaire, une part intégrante de la voie lactée. Le deuxième livre serait celui de l'histoire de la terre d'après l'apocalypse qui est en tête de la Genèse, et d'après les résultats de la géologie (S). L'économie patriarcale, d'Adam et Melchisédee, formerait le troisième livre; nous y verrons la cité de IMeuoa des Sethites se perdre dans celle des Calnites, la terre subir par le déluge une crise immense, et se former les peuples, les langues et les fausses religions (6). Le Monde ancien, de Melchisédee ou d'Abraham à Jésus-Christ, nous présente, pendant l'ftge de l'Etat, l'humble Israël que Dieu a choisi pour en faire le berceau du Hes^e, resplendissant par son monothéisme au milieu du Monà^ occidental, plongé dans l'idolâtrie, tandis que dans le Monde oriental ou l'Asie ultérieure, l'Inde et la Chine, échappant à la mort qui a détruit toutes les autres nations, sont mises à part pour les dpr-
illUBUKrild'Bn miri libre iaaai t l'Actdfmlc ie NmcUIcI. ta I al 1 umt la CM lok lYiig)(t<'«a«>BnpaUkdoaa«àllenGUUI, e 111 EiqBUid du» UlleÀliéfttc.
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le pitrlanal, de pgliU«r i ptrt mea prnTCi dini le "rt/ti Dcnn gni jjtrB. U peu d'ieciidl gall i irooré ta Fiança n'a le qDflrtèiuc et dïniler TMsDeqil l«nll tBmpnotit IM BrOMiieMertM.
oieH temps. Le cinquième livre serait celui du Monde moderne, chrétien et mahométan à l'ouest, bouddhiste k l'est. L'Eglise du Christ devient un nouvel Israël , qui a ses temps de défaillance et sestempsde relèvement, et elle doit par ses missionnaires dissiper sur la terre entière les ténèbres du planisme (1). Aux quatre derniers livres de la Cité de Dieu correspondrait notre sixième. J'y rappellerais et aux Eglises actuelles et aux socialistes les promesses feites à l'humanité d'un règne de paix sur la terre. Le ta- Ueau final serait celuidu Dieu-bomme devenu le chef de toute la création.
L'ouvrage dont j'avais duis ma jeunesse conçu le plan et rêvé l'exécution, aurait démontré, parla voie théorique et pratique et par la voie historique, que Jésus est seul le chemin ou la méthode qui conduit au Dieu vivant, seul la Vérité que cherche le monde, seul la Vie et la joie dont les individus et les nations sont altérés. Lesfragments que je laisse desDetix Citét, seront au moins la pite qœ je verse dûis le tronc de l'Eglise oii chaque fidèle doit déposer son offrande.
Le Christ qui m'a pris à son service, ne promet point à ses dis* ciples la gloire qui vient du monde. Le monde ne prend garde à eux que lorsqu'ils l'y contraignent par la puissance de leur génie, ils ne s'ingénient point à attirer ses regards, comme le font nos &ostrate3 qui mettent le feu à l'antique édifice de la société humaine et se flattent de le reconstruire d'après un yAsa infiniment meilleur. Ils laissent pareillement les Héraclites modernes se repaître d'une mélancolique tristesse à ce spectacle de tant de nations glorieuses et prospères qui se sont succédé sur la face de la terre comme les nuées chassées dans les cieux par un vent de tempête, et ils n'iront pas en esprit s'asseoir avec Volney sur les raines de Palmyre pour s'écrier les yeux remplis de larmes et la tête couverte du pan de leur manteau ; Malheur à l'homme ! Bien moins encore veulent-ils, à la suite des Démocrite et des Voltaire.
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u divertir des indicible» folies humaines qtô feruent mourir de rire les anges, disait Shakespeare, s'ils n'étaient immortels. Ce plaisir-là est celui des dieux du Gange qui n'ont créé leshabîlants de U terre que pour se donner le spectacle continuel d'une joyeuse comédie, et chacun sait que plus d'un de ces dieux est descendu de nos jours sur les rives de la Seine. On ne nous ver» pas davantage nous associer à ces idéalistes aUemands qui se croient de bonne foi en possession de la science absolue, et qui, escaladant le ciel sur l'échelle de la déduction, prétendent contempler de haut, les yeux fermés, raconter et expliquer ce qui se passe sur la terre. Notre désir, c'est de devenir meilleur nou5-méme eu poursuivant nos études et de rendre en même temps ceux qui nous liront plus propres à lutter contre ie mal; car la pensée et l'action sont les deux balanciers de l'Ame; si l'on brise l'un, l'ftme tourna sur elle-même sansavancer, s'étourdit et meurt. Notre devoir, c'est de parler selon notre foi, avec fermeté et avec charité; c'est de combattre pour la vérité, pour la Cité de Dieu dans la grande lutte du siècle; c'est d'y jeter la science historique qui, se dépouillant de toute vaine curiosité, doit souffrir des souffrances des hommes, se réjouir de leurs espérances et de leun> joies, gémir de leurs erreurs, les instruire par les leçons du passé, leur indiquer dans le présoit le chemin de U justice qui est celui de la paix, foire briller à leurs yeux dans l'avenir la Terre de la promesse. Le temps des spécuUtioDs del'écoUi est passé; les systèmes mensongers se traduisent immédiatement en faits, et deviennent les drapeaux de factions politiques et socialistes dont les membres se déclarent, dans leur puérile impiété, les ennemit permmeU de Dieu ; de s<m côté, la vérité doit se faire agressive et pousser ses sectateurs dans la mêlée. Solon faisait un devoû* de prendre parti dans les temps de troubles, la foi en lait un besoin.
Dieu veuille me fortifier pour la lutte oîi je me suis engagé, faire pénétrer dans mon esprit quelques rayons de sa lumière et m'enseigner à a dire la vérité avec charité 1 * Que chaque page de ce livre soit écrite sous son regard et pour sa gloire I
An ValanUn, dtembr* 1573.
OTJVRAGES Dn MÊME AUTEUB :
Précis de géographie comparée d'aprèa la méthode de K. Ritter. 1831. — IJpnisé. — Traduit ea allemand, 1835.
Précis d'elhnographie, de statistique et de géographie historique, ou Efs&i d'une géographie de rhomme. 1835-37. 2 lom. 6 tr.
A peu près épuisé. — Tndoit en allemaBd, 1839, et en «oédois,
Géographie topique. 3* édit. 1851, et Géographie politique. 1838. Manaela adoptes par la Commissioii d'éducation de la ville de NeachAtel. (Trad. en ail., 18360- < fr. 75 et 3 fr.
Db Monde dans ses rapports à Dieu, d'après la Bible et d'après les philosophes. 1841. 1 fr. 50
Poésies neuchdteloises de Biaise Hory, pasteur à Gléresse, au XVI» siècle. 1841. " 2 fr.
Le CalboUcisme d'Orient et d'Occident, par Fr. de Baader. Traduit de l'allenuDd. 1843. 1 fr.
Eiplication du Livre de l'Ecdésiaste. 1844. Epuisé.
Eiplicstion des douze derniers Uvres prophétiques de l'Aocieu Teslament. 1841-45. Epuisé.
La Réconciliation des parUs tentée par un patriote neuchitelois. 1648 C2* édit,, épuisée), avec le plaidoyer de l'auteur devant le tribunal de jH^niière instanc«t 18i9i
Le RévoIntioDtuirs dâmaequé par le répnbUcain, ou Lettrei de quelques NencUleloiB eur l'EgliM de la République, publiées par un inconnu. 1849. i tt.
Le Peuple primitif, sa religluii, son hiBloire et sa civilisation. — Première partie : Religion, dogmes, HymboleB, mytlies et rites du Peuple primitif, déduits de ceux des peuples païens, ou Essai de MyÂologie comparée et clef du langage symbolique. Tom. I et 11. 18&5. — Seconde partie : Histoire du Peuple primitif déduite de la Genèse et des traditions des Babyloniens, des Syriens, des Ptiénidens, des Chinois, des Egyptiens, des Aryas de la Perse, de ceux de l'Italie et des peuples de l'Aeie Mineure. Tom. III. 1357,
Les 3 vol. » fr.
Histoire de la terre d'après ta Bible et la géologie. 1856. (Trad. en ail., 1856.) 2 fr. 50
Christ el ses Témoins , ou Lettres d'un laïque sur !a révélaUon et l'inspiration. 2 tom. 1S56. (Trad. en ail., 1856.) 9 fr.
Le l*riuce et le Peuple de Neuchàtel. Réponse au Mémoire du Conseil fédéral »ur la guaUon de Nettchâlel, par un Neuch&telois. Paria, Dentu. 1857. 2 (r.
La Croix du Rigi et les Soupir:^ des ci'éaturoi'. imprt^Eaions d'au
l'Èlerin. 1861. (Trad. en ail.. 1865.) 80 C.
La Russie orthodoxe et protestante. Conférences de Genève. 1861.
îfr. 50
Melcbifiédec, ou les trois périodes de l'histoire de l'humanité. 1861.
Quelques mots sur les nombres rbythmiqaes de la prophétie et de l'histoire. 1862. -'-0 c.
L'Homme et le Singe, gu le matérialisme moderne. 1863. (Trsdait en allemand, en hollandais et en suédois.) 10 c.
Socrate et Jésus-Christ. 1864. Epuise. Trad. en ail., 1865.
Getbsémané et (.iolgotha. E»m bur h rédemption. 1864. T5 c.
— xvn —
Histoire de l'astronomie dans bsb rapports avec la religion. Paris. 1865. (Trad. en ail.. 1869.) 1 fr. 50
La Révélation de saint Jean expliquée par les Kcritnres et expliquant rhisloirQ, précédée d'une brève interprétation des prophéties de Daniel. 1866. A peu prÈs épuisé. (Trad. en ail., 1869.) 5 fr.
L'Age du bronze ou les Bémites en Occident. Matériaux pour servir i l'histoire de la haute antiquité. Paris, Didier. 1866. (Trad. en aU.. 1869.) 7 fr.
La A^e hnmaine avec et sans la Foi. Méditations et dialogues, — Dans les lieux célestes. — Les trois étages de la vie. — Les béatitndes. — L'Oraison dominicale. — La vie avant et après la foi. 1869. (Trad. en ail., 1872.) 3 fr. 5u
Saftesse et Polie. — La divinité et l'infirmité de l'Ancien TeslAment. IMalognes nench&telois sur le Man^eâle drt chritHanigme libéral. 1869. 1 îr. 30
n faut choisir. Conférences contre le déisme et contre le matérialisme. 1869. 3 fr. &0
L'Homme primitif. 1870. — Le Bnmatnrel, démontré par les Sciences naturelles. 1871, — Conférences &isant suite à l'Homme et le Singe. [Traduites en ali., 1871.) 1 fr. 20
Les Conseillers bénévoles du roi Guillaume. 1871. (Trad. en ail.) 2*édit. Epuisé.
La Ctrate d'une idole. Page de l'histoire contemporaine. 1871. Bpnisé. (Traduit en allemand, et par M. Capadose en hollandais.) — Les Défenseurs de l'idole.— Les Nouveaux Défenseurs de l'idole. 1871 .
Amour et Foi. Impressions d'un Pèlerin. 1872. (Trad. en ail., 1873.)
îfr.
Les trois amis et les trois avis. Dialogue. Lyon, 1872. 50 c.
TAILE DES XATIMES
SERVANT DB TABLB DBS NOMS D'AnTBTmS (1).
PliTACÏ
iRTBODDOnOH
g 1. L'histoire
S 2. L'histoire de l'univers et celle de l'hoinaDilé
S 3. lies historiens. Les bits. Lee causes. Les lois. Le plan.
S 4. Les opinions et la foi des historiosophes
$ 5. Les problèmes de rhielorioBOpbie
S 6. DîTision de l'ouvrage