‹ Les deux coupables comedievaudeville en un acteChapitre 17 sur 20 · SCENE XV · texte numérisé non relu

SCENE XV

Les Mêmes, LEONCE.

LÉONCE. Ma lettre est remise, et ma mère?..

M-' DE VALEMBERT, courant à lui comme malgré elle, et l'embrassant. Oh ! tu n’es pas Blessé, nVst-ce pas ?

LÉONCE. Non, ma Bonne mère.

M n " DE VALEMBERT, apres un moment de silence. Je n’ai pu résister au Besoin que j’avais de vous embrasser, Léonoe.. mais ce mouvement de faiblesse sera le dernier :

vous avez manqué à l’engagement que vous aviez pris , je ne manquerai pas à la parole que je vous ai donnée; je vais demander une audience au ministre, et demain, vous partirez.

de briére, bas. Vous ne partirez pas.

LÉONCE. Ma mère, ma bonne mère, je vous ai causé une bien vive inquiétude...

j’ai eu tort, oui, je suis Bien coupable, j’en conviens.

de BRiÈnE. 11 en convient , ce pauvre garçon ! einbrassez-lc une seconde fois, et n’en parlons plus.

LÉONCE. Je vous certifie, ma mère, que tout autre à nia place,...

ne nniÉRE. Aurait fait la même chose , sans doute.' {Bas.) Ne parlez pas de votre duel *■ {Haut.) Et je vous atteste qu’il recommencera.

léoncf. Qu’est-ce que vous dites donc ?

DF. briére, bas. J’arrange l’affaire.

de valembert. Mais lu ne sais donc

pas, malheureux enfant , que je serais morte de douleur, si l’on l’avait rapporté blessé ?

de nniÉRE. Blessé!., encore? mais c’est une idée fixe qui vous poursuit, ma chère tante.

LÉONCE. D’ailleurs, on n’en meurt pas toujours.

DE BniÈRE. Comment donc! on n’en

* M. de Yalcmbert, Léonce, de Briére.

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