‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 10 sur 165 · ACTE PREMIEll · texte numérisé non relu

ACTE PREMIEll

et je ne m'en écarte pas d'une ligne, à moins de force majeure. J'ai horreur des aventures, de l'imprévu, et de changer mes habitudes tous les quinze jours, ce qui paraît être votre distraction favorite. Quand j'ai décidé de fairequelque chose, je le fais, et quand j'ai donné ma parole, je la tiens. Oue voulez-vous! c'est mon caractère.

HENRIETTE

Mais il a du bon, votre caractère. . . Croyez bien que je l'apprécie... et que j'ai pour vous beaucoup d'estime et d'affection...

Seulement, efnce moment-ci, je vous supplie de ne pas m'agacer pour une bêtise pareille... Je ne suis pas tout à fait dans mon état normal... Quelle heure est-il donc ?

LE HAUTOIS

Trois heures.

HENRIETTE

Trois heures !...

iS LES DEUX ÉCOLES

LE HAUTOIS

Je VOUS quitte... Je vois, en effet, ((ue vous êtes préoccupée...

HENRIETTE

.lattends mon père... mon père et ma mère, que j'ai priés dépasser chez moi... Ah! je pense que les voici... Vous m'excusez?...

Entrent M. et Mme Joulin.

LE HAUTOIS

Cher Monsieur Joulin... Madame...

HENRIETTE, à Le Hautois.

Revenez dans l'après-midi... Je vous ai un peuhousculé tout à l'heure; il ne faut pas m'en vouloir... Je vous aime bien, vous savez... Revenez; j'ai des las de choses à vous dire !...

Elle reconduit Le Hautois qui sort.

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