ACTE PREMIER ui
JOULIN
J'ai installé une salle d'armes comme celle que j'ai à Paris.
HENRIETTE
Ce doit être charmant.
M'"" JOULIN
Est-ce que ton mari peut t'accompagner ?
HENRIETTE
Non, il ne peut pas m'accompagner, mon mari.
m'"" joulin
Il ne te rejoindra pas?
HENRIETTE
Non.
M™'' JOULIN
Combien de temps resteras-tu avec nous ?
Tout l'été, si vous voulez bien.
M'"" JOULIN
Sans ton mari ?
HENRIETTE
Sans mon mari.
m'"" JOULIN
Je ne comprends pas, tu sais.
JOULIN
Moi non plus.
HENRIETTE
Je vais vous expliquer, vous allez comprendre tout de suite, .l'ai rinlenlion de divorcer.
Ac:TE l'HEMlEK i^3
m""® JOULIN, avec un haut-le-corps.
Hein ?
JOULIN, se levant également- Quelle est cette plaisanterie ?
HENRIETTE
J'ai l'intention de divorcer, et je préfère vivre auprès de vous jusqu'au moment où le divorce sera prononcé.
M'"'' JOULIN
Est-ce que tu ne perds pas un peu la tète ?
HENRIETTE
Je n'ai jamais été plus calme. J'ai même déjà vu notre avoué. Le divorce par consentement mutuel n'est pas admis, mais quand on est d'accord pour divorcer, il y
■j.\ LES DEUX ÉCOLES
a trente-six moyens detournerla loi. lime les a indiqués, ravouc! Nous n'aurons que l'embarras du choix.
M"^" JOULIN, à Jiiuliu ([ui veut prendre la parole.
Laisse-moi parler... {a Henriette-.) Que s'estil passé depuis avanl-hier entre ton mari et toi? Car nous avons dîné avant-hier chez vous, vous étiez très gais, tous les deux ; vous aviez lair de vous entendre i)arfaitcment.
HENRIETTE
Tu vas voir. Assieds-toi... Il faut vous dire d'abord que depuis la première année de notre mariage, Edouard n\i pas cessé de me tromper.
JOULIN
Oh!
HENRIETTE
11 n'y a pas de : Oh ! Il ne s'est pas. arrêté depuis sept ans. VA avec un aplomb 1 une