‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 138 sur 165 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

nous avons divorcé, ça ma été presque égal... Et aujourd'hui, je l'adore... Les années que j'ai vécues avec elle ne comptent pas, je ne m'en souviens plus... 11 me semble que j'ai fait la noce, voilà tout... Vous comprenez ?

LE HAUTOIS, en colère.

Je comprends que c'est indécent de venir me raconter ça, à moi ! J'aime Henriette aussi, sacrebleu ! autant que vous... mieux que vous surtout !

EDOUARD

Non, Le Hautois ; vous ne l'aimez pas avec emportement, avec passion, comme elle mérite d'être aimée... Vous êtes incapable de passion, d'ailleurs.

LE HAUTOIS

Qu'en savez-vous ?

EDOUARD

Depuis sept ans, ç^a se serait vu.. Jamais... vous n'avez désiré une femme de votre vie, jamais !

LE HÀUTOIS

Ah ça ! Monsieur!...

EDOUARD

Jamais vous n'avez fait de bêtises pour une lemme :.. Jamais vous n'avez compromis votre carrière ni gaspillé votre fortune!.. . ni désolé votre famille ! . . . Alors ?. . . Je vous dis que vous seriez insensé d'épouser Henriette avec votre tempérament! Tenez, vous ne savez pas ce que vous feriez, si vous étiez raisonnable?

l.ii UAUTOIS

Ah! j'ai de la patience...

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