‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 75 sur 165 · ACTE DEUXIEME iC.i · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME iC.i

HENRIETTE

Nous sommes exposés, mon mari et moi... pardon. M. Maubrun et moi, à nous rencontrer, puisque nous habitons la même ville, que nous avons les mêmes habitudes, que nous fréquentons le même monde... Il faut en prendre notre parti... De quoi riezvous ?

LE HAUTOIS

Je ne ris pas, je souris...

HENRIETTE

Et pourquoi souriez-vous ?

LE HAUTOIS

Parce que vous dites que vous fréquentez le même monde... Vous ne fréquentez pas le même monde, heureusement pour vous.

iC'2 LES DEUX ÉCOLES

HENRIETTE

Vous trouvez cette réflexion de bon

goût ?

LE HAUTOIS

Je n'ai pas cette prétention. D'ailleurs, toutes les réflexions que je ferai ce soir sol'ont de mauvais goût; j'ai senti ça en arrivant. Toutes les paroles que je prononcerai, quelles qu'elles soient, n'auront pas le sens commun. Je vous raconteraisl'histoire que j'ai racontée cette après-midi au Conseil d'Etat et qui a fait s'esclaffer tous mes collègues, que je n'amènerais pas un sourire sur vos lèvres. Il y a des jours comme ça. Soyez tranquille, ce n'est pas aujourd'hui que je choisirai pour vous demander de fixer la date de notre mariage.

HENRIETTE

A'ous ferez bien !

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