‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 77 sur 165 · ACTE deuxié:\ie ig · texte numérisé non relu

ACTE deuxié:\ie ig

impossible, soyez-en bien convaincu, mais je n'ai pour lui aucun mépris. Nous sommes vis-à-vis Tun de l'autre comme deux adversaires qui se sont battus en duel et qui peuvent parfaitement se serrer la main quand ils se rencontrent... Vous ne vous êtes peutêtre jamais battu en duel ?

LE HAUTOIS

Jamais. Mais je connais cet usage.

HENRIETTE

Par conséquent... et je vais probablement vous étonner. ..

LE HAUTOIS

Vous allez certainement m'étonner.

HENRIETTE

Par conséquent, si le hasard me faisait trouver face à face avec M. Maubrun, je lui tendrais tranquillement la main, comme je

if.(i LES DEUX ECOLES

fais à vous quand je vous rencontre "J'échangerais même quelques mots avec lui le plus naturellement du monde, je m'informerais de sa santécomme vraisemblablement il s'informerait de la mienne, et je ne croirais pas commettre un de ces actes qui mettent une femme au ban de la société. Ceci soit dit pour qu'il n'y ait pas entre nous l'ombre d'une équivoque à ce sujet-là !

LE HAUTOIS

Mais il n'y en a pas.

HENRIETTE

Selon vous, j'aurais tort?

LE HAUTOIS

•Je n'ai rien à dire.

HENRIETTE

Mais dites tout de même, je vous en prie?

LE HAUTOIS

Vous y tenez?

Page 1