‹ Les deux écoles; comédie en quatre actesChapitre 88 sur 165 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HENRIETTE

Mais quel mauvais caractère vous avez !

LE HAUTOIS, à Henriette.

Comprenez donc... Henriette... comprenez donc...

HENRIETTE

Eh bien! quoi? M. Maubrun avait de l'argent à remettre à mon père. Ils se sont parlé... C'est le hasard. Je ne le rencontrerai peut-être plus jamais, M. Maubrun, soyez donc tranquille !... Nous n'avons pas échangé quatre mots... C'est plutôt amusant, je vous assure... c'est plutôt gentil. Voyons, ne prenez pas des airs graves à propos de tout. . . Que diable ! ayez donc un peu plus de fantaisie dans l'existence !...

LE HAUTOIS

Vous appelez ça de la fantaisie? Moi, j'appelle ça de la débauche !

i88 LES DEUX ÉCOLES

HENRIETTE, sévèrement.

Le Hautois, vous dépassez les bornes...

(Radoucie.) Alloiis ! doiinez-nioi mon manteau et venez à TOpéra-Coniique.

Le Hautois prend le manteau d'Henriette des mains du chasseur qui s'avance.

EDOUARD, ••i M"" Jnulin, lui mettant son manteau sur les épaules.

Voici, chère Madame, voici...

M""^ JOULIN, machinalement.

Merci, mon gendre...

LE HAUTOIS, se rctournantavecun liaut-le-corps.

Hein!

Tout le monde rit.

iM""' JOULIN

Qu'est-ce que j'ai dit ?... Ah ! oui... Mais c'est que vous m'ahurissez, aussi... Je n'y suis plus du tout, moi... J'en an-ive à ne plus me rappeler... C'est le gâchis ! {A Jouiin:)

Allons-nous à rOpéra-Comique, oui ou non ?

JOULIN

J'attends la monnaie... Partez toutes les deux avec Le Hautois... D'ailleurs, il n'y a que trois places dans la voiture... Je v«us rejoins...

m'"" JOULIN

C'est ça, partons. . .

Elle serre la main d'Edouard.

EDOUARD

Tous mes hommages, chère Madame Joulin...

HENRIETTE, lui tendant la main.

Au revoir, Edouard.

EDOUARD Au revoir, Henriette... (Serrant la main de

jLe Hautois ) A bientôt, Le Hautois.

igo LES DEUX ÉCOLES

LE HAUTOIS

A bientôt.

JOULIN

Je vous rejoins à l'instant. Je prendrai un» fiacre.

Sortent Le Hautois, Henriette, Mme Joulin.

Page 1