Les deux écoles économiques
Ceux qui ont suivi le mouvement économique i ééA&b?a'< nières années s’étonneront peut-être de ’tyQüsf» voir poser cette question : Y a-t-il réellement deux écoles économiques ? Personne n’ignore, en effet, qu’en Allemagne aussi bien qu’en Italie des groupes d’économistes se sont constitués en réformateurs de la science , ils se sont solennellement, il est permis de dire bruyamment, séparés des autres économistes, ils ont lancé des programmes, non sans accabler de reproches ceux qui sont restés fidèles aux doctrines reconnues jusqu'alors comme seules vraies, saines, orthodoxes. Les novateurs ont naturellement été traités d’hérétiques. Quelques professeurs allemands se sont même écartés assez loin des doctrines d’Adam Smith, de J. -B. Say, de Rossi pour avoir pu mériter la désignation de « Socialistes de la chaire », dénomination qu’ils ont acceptée d’assez bonne grâce, et qu’ils ont presque consacrée en fondant la Société de politique sociale. Les polémiques ont eu le temps de s’adoucir, les inimitiés de la première heure ont cédé à la réflexion, mais il n’en est pas moins resté des différences notables, moins profondes qu’on pouvait le penser au début, mais qûi n'en ont pas moins besoin d’être caractérisées avec soin, d'être examinées à la lumière de la science.
11 n’est pas nécessaire de le dire, la nouvelle école procède par la critique, par l’attaque ; elle cherche les côtés faibles de la doctrine établie, et comme toute œuvre humaine a des défauts, comme tout savoir humain a des lacunes, elle en trouve : mais le plus souvent elle ne parvient