SCÈNE IX
les p recède: n s, ANNE.
ANNE, sortant de la maison de Philippe.
Votre déjeûné est prêt.
LE DOCTEUR, à Philippe.
Allez, mon digne ami. Si votre procès se termine aujourd’hui 7 je vous demanderai à chacun une grâce.
CHARLOTTE
Ah ! dites, dites vite ; que je puisse faire quelque chose qui vous soit agréable î
LE DOCTEUR
Il n’est pas temps ; mais promettez-moi de ne pas me refuser.
Je vous en donne ma parole.
LE DOCTEUR, à Charlotte.
Je la reçois, (à Philippe) Pour vous, mon ami, c’est aujourd’hui l’anniversaire de votre naissance; il faut que nous passions gaîment la soirée ensemble.
PHILIPPE
Vous viendrez chez nous.
CHARLOTTE, vivement.
Nous vous recevrons avec tant de plaisir l LE DOCTEUR.
Non , non ; votre maison est trop petite. La piété et la joie ont cela de commun ; la voûte d’un ciel pur et serein ajoute à leur vivacité. Nous nous rendrons à votre jardin.
PHILIPPE
Dans ce jardin, cause de nos discussions ? LEDOCTEUR.
Elles seront oubliées ; ne vous opposez pas à la^ joie que je compte en ressentir. Nous serons peu de monde; un couple de vrais amis, qui, comme nous, ont des cœurs sensibles.