‹ Les deux frèresChapitre 48 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Madame WOLF, BULLER , CHARLOTTE.

B U L L E R , entrant par le fond.

Demandez-vous quelqu’un, Mademoiselle ?

CHARLOTTE

Je voulais aller voir mon oncle.

BULLER, avec joie.

Votre oncle? — Seriez- vous mademoiselle Bertrand?

CHARLOTTE

Oui.

BULLER

Soyez la bien-venue ! — Quand une personne aussi jolie et aussi sage met le pied dans une maison , elle y apporte la bénédiction du ciel.

mad. Wolf, à part.

Quel contre-temps J

LES DEUX PRERESj B U L L E R.

Pourquoi n’entrez- vous pas ?

CHARLOTTE

On me le défend.

On vous défend de voir votre oncle? et qui donc s’est permis cela ?

mad. WOLF, à Buller.

C’est moi.

BULLER, s’appuyant sur le dos du> fauteuil.

Vous? et de quel droit?

mad. wolf.

De quoi vous mêlez-vous ?

C’est la question que j’allais vous faire.

mad. wolf.

Le Capitaine dort.

BULLER

Cela n’est pas vrai. ,

mad. WOLF.

Quoi ! vous osez. . . .

BULLER, lui tenant tête.

Oui, j’ose ! est-ce que je ne viens pas de le quitter? est-ce qu’il ne m’a pas dit de venir lui lire dans son gros livre , quelques-uns de ses grands voyages sur mer ?

mad. wolf.

Je vous dis....

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